En vrac et pas dans l’ordre #1

En vrac et pas dans l’ordre – définition : accumulation de données ne nécessitant pas un développement trop important ou accumulation de données pour lesquelles développer un post unique serait trop compliqué ou fastidieux.

1 : Je n’aime pas l’écriture inclusive. Ce doit être mon grand âge qui veut ça. Peut-être que dans 50 ans vous direz « merci merci » aux pionniers, peut-être que je n’y connais rien du tout, peut-être que finalement c’est important, mais moi, je ne peux pas. Je trouve ça tellement compliqué à expliquer aux enfants. De plus, ça coupe la fluidité de la lecture et ça, ça me coupe tout.

2 : Tant qu’on y est avec les fautes je rappelle : on n’écrit pas « bouges de là » mais « bouge de là » ni « toussa toussa » mais « tout ça, tout ça », ni « je vous aimes ». Même si vous aimez plusieurs personnes ça restera « je vous aime » parce que c’est je qui aime.

3 : L’autre jour, alors que je me préparais à partir au body balance, j’ai essayé plusieurs culottes sans trouver celle que j’aimais pour faire d sport (la Sloggy). J’étais vraiment énervée, alors j’en ai enfilé une par défaut (une Dim) et j’ai jeté toutes celles qui squattaient le tiroir. Le lendemain matin, j’avais oublié ma petite scène de la veille, j’ai un problème de compartimentage de mémorisation, j’ai dû descendre à la buanderie (#la cave) et fouiller dans les paniers à lingerie pour en trouver une. À l’heure qu’il est, je tourne avec quatre culottes. Il va falloir faire du shopping.

4 : Mardi matin j’ai envoyé mon manuscrit à 4 maisons d’édition (celles qui n’acceptent que le mail). Comme dans les épisodes précédents, j’oscille donc entre c’est génial et c’est nul, ascendant je ne suis qu’une merde puisqu’ils n’ont pas encore répondu. Ce matin ChériChéri m’a dit « laisse tomber ce fichu doute qui arrive sans crier gare et repart sans dire au-revoir ». C’est beau comme du Grégoire D je trouve.

5 : Comme chaque début d’année j’ai acheté un magazine (cette année c’est Grazia) pour y lire l’horoscope. Avec mes filles nous l’avons donc épluché dans la voiture sous les énormes gouttes de pluie qui s’abattaient sur le toit de ma voiture sans discontinuer. Le scorpion (GrandeChérie) me saoule, c’est encore une année grandiose qui l’attend, comme si la précédente avait été une mise en jambe (Humour inside bien entendu!)

6 : Personnal branding : Je suis ravie d’avoir passé les fêtes de fin d’année dans les coups de coeur d’Hellocoton puis dans ceux des lectrices pour l’article « si ma vie était un film de Noël ». Merci.

7 : J’avais décidé de ne pas me tromper de premier livre pour commencer l’année. C’est important de commencer l’année en bonne compagnie. Comme il est important de ne pas se tromper quand on écrit son premier roman (c’est pas moi qui le dis, c’est Marie, héroïne d’un premier roman de 268 pages « Parce que la vie ne suffit pas »). J’ai opté pour le dernier Delphine De Vigan. « Les loyautés ». Format mini, 206 pages que je tente d’économiser. Je sais pourtant que je vais être happée par cette histoire difficile dont les mots, toujours d’une justesse infinie, sont choisis avec précision.

8 : Et puis j’ai cliqué pour acheter Éparse de Lisa Balavoine. (Et pendant ce temps là, je n’ai toujours pas lu le dernier Bussi alors qu’un nouveau parait aujourd’hui.)

9 : Il y avait beaucoup de poussière dans la salle 4 du CGR de Bayonne le 31 au soir. De la poussière ou de l’émotion je ne sais pas. Nous avons assisté à la projection de Wonder. Et c’était wonderfull. Courrez-y mais ne faites pas comme nous : pensez aux mouchoirs! (par contre si vous êtes dans le coin, évitez une certaine cité et écoutez ce que les gens vous en disent. Ils ont raison.)

10 : Mon ordinateur souffle, râle, rame. Je suis un peu inquiète pour sa santé. J’aimerais bien qu’il tienne encore un pe, on a vécu tellement de choses lui et moi.

11 : Et puis j’ai recommencé la numérotation des en vrac et pas dans l’ordre.

 

 

18 commentaires sur “En vrac et pas dans l’ordre #1

  1. C’est quoi « l’écriture inclusive »?
    Les maisons d’édition mettent 3 plombes à répondre donc pas de panique – lâche prise et pense à la suite…
    Je n’ai pas encore lu l’horoscope de l’année – tu m’as rassurée, je suis scorpion!
    Bonne fin de semaine

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  2. L’écriture inclusive n’est pas limitée à l’impopulaire « point médian », elle comprend diverses alternatives comme écrire « tous et toutes » quand c’est possible, ou encore choisir des mots épicènes dont les masculin et féminin sont identiques. Ou même, pour ceux –
    et celles 😉 – qui acceptent de jouer un peu avec les règles de grammaire, d’écrire « toutes » pour désigner 10 femmes et 1 homme, c’est-à-dire accorder selon la majorité, ou même adopter l’accord de proximité qui était la norme en français jusqu’au 18e 🙂 Bref, il n’est pas toujours si compliqué d’adopter une langue égalitaire, et cela peut même être source d’inventivité !
    😘

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    1. Merci de ces explications, très claires et très intéressantes. Pour ma part je n’ai vu que ce petit point médian comme tu l’appelles, si j’ai croisé les autres alternatives, je ne les ai pas retenues.
      Il me semble que c’est un combat qui pourrait intervenir après d’autres qui eux changeraient vraiment la vie des femmes : à travail égal, salaire égal par exemple (OBLIGATOIRE), ne plus entendre  » elle serait super pour le poste mais elle va tomber enceinte dans les deux ans alors je ne peux pas investir sur elle », ne plus dire à une femme « arrête de t’énerver » alors qu’elle ne fait que s’exprimer, le problème de la contraception qui est essentiellement féminin, le fait qu’une grossesse non désirée soit là aussi le plus souvent le problème de la femme…. Au quotidien ce genre de chose me saoule davantage qu’écrire « ils » quand il y a un homme et une femme. Mais ce n’est que mon avis…

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      1. Je réponds tard (« oh d’ailleurs, j’avais laissé ce commentaire il y a une semaines, je ne suis jamais allée voir la réponse ») mais je suis tout à fait d’accord sur toutes les autres urgences ! L’idée est que l’ensemble de ces choses peuvent peut-être aller ensemble, et qu’unbcombat n’en efface pas un autre.
        Je ne m’offusquerai pas de ne pas voir employée l’écriture inclusive, mais lorsqu’elle l’est, j’apprécie l’engagement 🙂
        Cependant je dois dire que lorsque mon prof a dit pour présenter une jeune femme en thèse, spécialiste de notre auteur « nous avons chance d’avoir un des meilleurs spécialistes aujourd’hui… », je n’ai pas compris le masculin ! Comme quoi même les mots épicènes ne suffisent pas toujours !

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    2. Je suis totalement d’accord avec Jodie, c’est aussi comme ça que je vois l’écriture inclusive, car oui, ce point médian est le plus souvent source de complications et de barrage à la fluidité de lecture (voire d’écriture).
      Je crois aussi que si, Nathalie, ce sont ces petits combats aux accents dérisoires voire ridicules qui forgent l’égalité du quotidien entre hommes et femmes. Ce matin encore, mon boss m’a présentée à quelqu’un uniquement par mon prénom. J’ai serré la main de mon interlocuteur en me présentant à nouveau, avec mon prénom ET mon nom, en insistant bien. J’ai 48 ans (pour encore quelques jours), pas 12. Et qu’est-ce qui motive ce genre de comportements au-delà de 12 ans ? Le fait que je suis une femme. Jamais il n’introduit un homme ainsi. Je ne veux pas faire de victimisation, j’ai horreur de ça, mais soyons lucides : on a encore BEAUCOUP BEAUCOUP de travail à faire pour que le regard de la société change sur les femmes. Et si les grands combats dont tu parles sont primordiaux, ce sont aussi les petits ruisseaux qui forment les grandes rivières.
      Ne lâchons rien.

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  3. Je pense qu´une langue égalitaire aurait justement une incidence sur les clichés, les salaires et les injustices quotidiennes … Accorder le pluriel au masculin n´est peut-être pas aussi anodin qu’on le pense. Cette pratique condamne inconsciemment les femmes à jouer les seconds rôles, à rester un peu en retrait et à laisser plus de place aux hommes. J´ai fait un petit test dans ma famille pendant les vacances de Noël. J´ai accordé pendant une journée le pluriel au féminin. J´ai par exemple demandé avant de commencer un jeu de société « êtes-vous prêtes ?» ou « combien sommes-nous de joueuses ? » alors qu´il y avait des hommes et des femmes. Les réactions ont été mitigées, certain·e·s ont trouvé ça lourd, d´autres ont bien rigolé, certain·e·s ont fait un peu la tête. Personne n´est resté indifférent et on a eu ensuite des discussions très intéressantes. Je crois qu´avant de trouver LA solution au problème de l´égalité entre les femmes et les hommes, il va falloir chercher, tâtonner, improviser, expérimenter… On commence quand ?

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    1. Ah voilà ! j’ai lu et répondu au commentaire plus haut sans encore être arrivée au tien, je vois que nous sommes d’accord.
      Ton expérience est très intéressante, j’adore !

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    2. Ah oui, super idée d’y consacrer une journée! Et puis tu as certainement raison : il va falloir tâtonner et expérimenter.
      L’anglais est plus égalitaire il me semble, non ? (question à Anne-Laure si elle passe par là)

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  4. Coucou me revoilà.
    J’ai du rattrapage à faire, je ne sais pas si je commenterai tout ce que j’ai loupé, mais je le lirai c’est sûr !

    1- Du coup, je n’ajoute rien à mon comm ci-dessus 🙂

    2- Arrgh ! Moi la faute qui me hérisse le plus et qu’on croise vraiment souvent, c’est la confusion entre serrer et servir : « je lui sers la main » Hein ?????????? Et bien bon appétit mon ami…
    Pour le « toussa toussa », je suis mitigée. J’ose espérer que celui ou celle qui l’écrit le fait de façon phonétique humoristique, pour ne faire qu’un mot de plusieurs, un peu comme quand j’écris « kilucru » par exemple. En tout cas c’est comme ça que je le lis, pour ma part. Oui, je fonde toujours beaucoup d’espoir dans le genre humain…

    3- Tu connais mon point de vue sur la question. Et pourtant moi, des culottes, j’en ai deux panières pleines, mais c’est pour tout ce qui est hors sport 🙂

    4- xxx je croise tous les doigts

    5- ma grande chérie à moi aussi est scorpion, tout s’explique !

    6- il faut que je lise

    7- Delphine de Vigan forever ♥

    8- Envie de le lire aussi

    9- Pas vu

    10- Je n’attache jamais d’importance à ces choses qui nous lâchent sans prévenir ou presque. J’aime toujours plus le suivant que le précédent. Et pour le contenu, je sauvegarde tout automatiquement sans y penser, je n’ai presque jamais rien perdu.

    11-mais pourquoi ???

    Aimé par 1 personne

  5. pour une fois je réponds dans l’ordre que tu nous a donné:
    1pour ou contre, je n’en sais rien: dans un livre sûrement pas, ça gêne en effet la fluidité de lecture. Mais dans un post je trouve justement que ça a sa place: j’ai répondu hier sur un autre blog en mettant le fameux tiret, puis en le retirant mais je trouve que c’est injuste de faire gagner le masculin, surtout quand la plupart des coms sont dus à des femmes ; mais c’est vrai que ça transformait mes vœux en document administratif! question d’habitude je crois…à suivre!
    2 toussa toussa, je l’utilise de temps en temps de la même façon que kesketa mais c’est pas une fôte!
    3 et ces courbatures?
    4 et même les doigts des pieds sont croisés! ben oui je suis devenue souple avec ma pratique sportive intensive 😉
    5 et le tien c’était pas bien?
    6 bravo encore
    7 après avoir fini l’année par la lecture  » Inde: comprendre le système des castes  » ( fini dans mon lit le soir du 31/12: j’ai pas pu faire la fête alors j’ai préparé 2018) j’ai attaqué dès le 1er « Le gang des rêves » sur tes conseils , j’avais besoin d’un peu de légèreté que je croyais trouver avec ce titre trompeur: pour l’instant c’est plutôt pas hyper heureux, mais très bien écrit. Un plaisir à lire, j’ai failli rater le train du sommeil de 01h30 hier soir!
    8 connais pas mais j’aurai Bakhita et l’art de perdre pour enchainer
    9; wish list 2018!
    10 moi j’ai plus de places dans les disques durs de l’ordi, de l’iphone, et je sais pas de quoi me débarrasser…un vrai syndrome de Diogène numérique!
    11 oui mais pourquoi?

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  6. Si l’anglais est plus égalitaire? Par la force des choses, oui, dans la mesure où il n’y a pas de distinction entre le féminin et le masculin pour les objets asexués (Un vélo? Une bicyclette? du pareil au même!) ce qui réduit déjà grandement les soucis, et bien sûr, le pluriel n’est pas genré. Après… Bon nombre de mots sont, étymologiquement du masculin (Is your daughter a painter or a paintress?) et assez ironiquement, le seul mot que je connaisse dont le masculin dérive du féminin est… a widower (un veuf, tiré de widow). BREF: l’écriture inclusive est nettement moins contraignante en anglais! Et pourtant… j’ai souri, il y a quelques mois en feuilletant des livres sortis de ce vieux carton poussiéreux du grenier de mes grands-parents. Un livre de prof des écoles, ou plutôt d’un couple d’instit. Un ouvrage destiné aux candidats à je ne sais plus quel examen ou concours. Enfin… ça, c’est ce qui était imprimé. Une plume rageuse avait ajouté: « et candidatEs » à cette ligne genrée… Et ça m’a émue, que quelque part, dans les années 20 ou 30, elle ait déjà pensé à l’inclusion, ou plutôt pensé à corriger l’exclusion! Mais je te rejoins sur l’inconfort de lecture et d’écriture.
    (et… Toussa toussa, c’est une figure de style!!!!)

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