Les règles Pixar #2

Il y a quelques temps je vous présentais une de mes règles Pixar favorite. J’avais dans l’idée de toutes vous les présenter, et puis j’ai perdu le fil. Perdre le fil au bout de la première c’est vraiment pas de chance!

En voici donc une deuxième (il y en a 22, on a de quoi faire) : « Il faut garder en tête ce qui va intéresser le spectateur, et non ce qui est amusant à écrire. Ce sont parfois 2 choses très différentes. »

Un jour, alors que je discutais avec lui, ChériChéri m’a dit, à peu près dans ces termes « ton sujet il est casse-gueule, c’est une niche. Tu dois en changer. »

ChériChéri est parfois dur avec moi, mais il avait raison. J’en ai changé. Le sujet suivant était aussi casse gueule que le précédent, j’ai à nouveau changé pour arriver à celui dont traite mon roman.

L’autre soir alors que nous trempions dans l’eau chaude, toutes les deux emmaillotées dans un maillot de bain une pièce avant le début du cours d’aqua gym, c’est à peu près ce qu’elle m’a dit. Elle a entouré ses mots de tout un tas d’autres pour que ça fasse moins mal. Je crois qu’avec le temps, elle a appris à lire en moi comme dans un livre ouvert. Vous me direz, pour lire en moi, ce n’est pas très compliqué.Il suffit de s’abonner au blog (mais parfois, il ne faut pas tout croire) (bref) ou de faire du sport avec moi.

Nous voilà bien, pour écrire, il faudrait donc faire attention au sujet.

Effectivement, ce n’est pas parce que je me passionne pour l’élevage des tomates hors-sol que le roman d’une tomate peut intéresser beaucoup de monde.

Quelqu’un m’avait dit « commence par écrire sur un sujet qui te passionne ou que tu connais parfaitement ». J’avais déjà écrit deux romans selon ce principe mais qui s’étaient avérés être des niches ( un était pourtant revenu d’une maison d’édition avec comme mention (je cite approximativement, je n’ai pas appris la lettre par coeur et puis je l’ai jetée, j’étais un peu en colère) « Pour des raisons de temps nous ne pouvons vous accompagner dans la réécriture de votre manuscrit, cependant nous vous invitons à nous le renvoyer dès que vous l’aurez fait ». Bon, je ne l’ai jamais fait, à l’époque je menais trois métiers de front et je n’avais pas le temps de rêver. Récemment, j’ai exhumé ce qui n’étaient que des dossiers, du cœur de mon ordinateur, pour voir si l’un d’entre eux pourrait m’aider pour celui sur lequel j’essaye d’avancer (oui, moi je suis une lente, il me faut malheureusement plus de deux mois et cinq jours avant de parvenir à écrire le mot fin) (et puis, connaissez-vous cette idée selon laquelle on écrivait mieux avant ? Moi oui. En les relisant c’est ce qui m’est tombé dessus: c’était mieux avant) (ça fait un peu mal à la tête).

Et puis, j’ai commencé une analyse des textes qui paraissent en ce moment, pour en faire une liste et nous avons : la réalisation de soi, le développement personnel, les personnes âgées, beaucoup de feel-good book, beaucoup de romance, quelques thrillers et sans doute d’autre chose.

Objectivement, mes sujets ne plairont jamais au plus grand nombre, même s’il y a une pincée de tout cela dans mon roman. Mais, doit-on écrire pour plaire aux autres sur un sujet que l’on maitrise mal ?

Appréciation pour ce qui est de la règle Pixar N°2 : Peut faire mieux.

Concours : sur la base de la ligne éditoriale du blog, de ce que vous savez de moi avez-vous deviné quel est le sujet du livre ? (mes bêta-lectrices ne peuvent pas jouer!). Si vous avez raison vous gagnerez un exemplaire dédicacé du roman « parce que la vie ne suffit » (ah ah ah)

 

7 commentaires sur “Les règles Pixar #2

  1. Je viens de relire et je tombe sur le mot « spectateur » plutôt que lecteur. Normal vous allez me dire puisque c’est Pixar. N’est-on pas un peu spectateur quand on lit, spectateur de ce qui se fabrique dans notre tête à la lecture de certaines phrases ou de certains mots ? Ah vaste sujet …

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  2. Je connais ce même souci avec les cours de littérature pour les élèves. J’ai du mal à leur présenter des textes ou thèmes qui ne me soient pas chers, parce que je me dois de connaître intimement le sujet pour le transmettre… Bref, voilà, avec moi, on n’etudie pas Harry Potter, mais j’essaye évidemment d’enrober tout ça dans de l’allechant (et la séquence sur les inspirations littéraires de Tim Burton, j’en suis plutôt fière!)
    Pour ton sujet, je me suis posé la question effectivement, mais ce n’est pas l’unique axe de lecture. Et puis il y a plus de gens qu’on ne croit, je pense, qui ont un plan de tomates cerises Sur le balcon, ou rêvent de… A défaut d’avoir un grand champ bio de fruits juteux et goutus…. Ou une serre en Sibérie où ça pousse sans goût mais à une cadence effrénée.

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  3. 🙂
    ah ben non faut surtout pas écrire pour faire plaisir au spectateur!! parce que ce qui donne un bon premier roman, c’est aussi quand on y met ses tripes. Mais ne pas perdre de vue que le roman peut mettre plus de temps à atteindre son cœur de cible…

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  4. Je ne suis pas d’accord avec cette règle. Ça veut dire quoi ? Qu’il faut se dévoyer ? se pervertir ? voire se prostituer ? Bon, j’y vais fort là… Si se vendre est l’objectif à ne pas perdre de vue, ne risque-t-on pas de perdre son âme en route ?
    En matière de littérature, le sujet est-il tellement important ? Est-ce que le cheminement ne l’est pas davantage ?
    Prends ma sœur et moi par exemple (ah oui, tu nous ne connais pas, mais crois-moi sur parole) : elle, quand elle raconte un truc, tout de suite c’est drôle. Si je raconte la même anecdote, ça l’est bien moins. Le sujet est le même, la forme est toute différente.
    Pour un roman, je pense que c’est un peu la même procédure : si l’histoire est bien racontée, qu’importe l’histoire. L’amour a été raconté quelques millions de fois. Écrivains et écrivaillons en ont fait des histoires palpitantes, des émouvantes, et de très mauvaises.
    Bien sûr je caricature, mais tu devines que le fond de ma pensée est qu’il est sans doute important de rester soi-même, de se respecter dans son écriture.
    Quoi qu’il en soit, c’est peut-être un atout, d’avoir un sujet un peu hors des sentiers battus. Peut-être qu’il faut que tu rencontres un éditeur de cette trempe-là ?

    Et puis je vois bien ce que tu veux dire sur « 2 mois et 5 jours »…………….

    Je crois que j’ai deviné le sujet de ton roman : Sloggi or not Sloggi ?
    J’ai hâte d’en recevoir l’exemplaire dédicacé !

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  5. Autre chose : ce que tu m’as dit de celui en floraison dans le potager ne me paraît pas relever d’une niche, je crois que c’est un sujet qui peut intéresser un grand nombre de gens.
    Et comme tu as trouvé ton style au travers de ce que tu as déjà écrit, Et que tu as déjà acquis une technique de travail , même si le sujet t’es moins personnel (?) , tu sauras le transformer en œuvre littéraire. Ce que tu nous a laissé voir du potager m’en a vraiment convaincu.
    Pour « la vie ne suffit pas » ALaure a sûrement raison sur le nombre de personnes qui peuvent être intéressées.

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