Quinqua Power #4 : ce que tu gagnes à 50 ans

Je continue sur ma lancée du quinqua power, histoire que tu sois bien persuadée que oui, cet âge a du bon.

Alors, si tu en doutais encore, voici ce que tu gagnes à avoir cinquante ans.

Du temps : tes gosses ont grandi, certains ont lâchement abandonné la maison en partant à l’autre bout du pays (je rigole bien sûr les enfants, il ne faut pas toujours me croire) (je vous aime), terminé les allers-retours vers le judo, la pala, le golf, la danse, l’escrime, les goûters d’anniversaire des copains et les soirées pyjamas entre copines. Ok, au début, tu ne sais pas vraiment ce que tu vas faire de tout ce temps, mais à la réflexion, tu trouves assez vite. Déjà, il y a la salle, ensuite il y a les copines et les soirées pyjama (les tiennes) et tes rêves à assouvir, (tu vois t’as plus d’excuse)

De l’espace : Les quatre chambres pour lesquelles tu t’étais battue sont maintenant réservées à un usage mensuel. Les gosses c’est un peu comme les règles mais pas tout à fait : tu les vois une fois par mois, mais pas en même temps.Du coup tu peux transformer les chambres en ce qui te botte : salle de muscu, bibliothèque, salle de cinéma ou méga dressing.

Des kilos : On va pas se mentir, moi aussi j’ai mis un certain temps à trouver un aspect positif au truc, mais je suis ravie de t’annoncer qu’il y en a un : le shopping! D’une saison sur l’autre il faut y aller et battre le pavé à la recherche du jean qui va bien (et arrêtons de nous concentrer sur les jean mom, il y a plein d’autres formes qui nous vont très bien et ont une taille haute), de la robe qui te fait te sentir jolie (si elle tourne on approuve), ou du petit haut qui met en valeur ton buste .

Des rides : Je te vois venir, tu vas me dire « ouais les rides, quand même, si on pouvait s’en passer ce serait plutôt bien » mais je vais te répondre : hors de questions de les gommer ni même de les lisser. D’abord parce que je ne saurais pas par laquelle commencer. Mes rides, c’est mon histoire. Par exemple celle-là je la dois à G et j’y tiens parce qu’elle me rappelle qu’un jour j’ai eu du cran  et que ça m’a poussé en dehors de ma zone de confort (même si je m’en suis mordu les doigts). Celle-là je la dois à l’Adoptie et j’y tiens aussi, parce qu’en Adoptie j’ai rencontré l’amour. Le grand. Tu vois, celui avec un grand A. Celles-là, qui entourent mes yeux et les transforment en étoiles, je les aime aussi, elles me rappellent les jours passés dans les service pédiatrique, neuro chir  médecine interne ou réanimation (7 jours) de Purpan. Il y a aussi celle-là, pile entre les deux sourcils, qui date d’un matin d’avril après un grand ménage. Laquelle tu voudrais que je gomme en premier ? AUCUNE. Je veux bien mettre un peu d’ordre entre elles mais les gommer, c’est no way : se faire tirer c’est prendre le risque d’être obligé de recommencer. Et puis, qui a envie de ressembler à Meg Ryan ou Mélanie Griffith aujourd’hui ?

T’es plus dynamique : parce que tu dors (je te rappelle que tes gosses ne sont plus là pour chialer, rentrer à pas d’heure et te réveiller en faisant craquer les lattes du plancher) (T’as pas de plancher ? Ça marche aussi avec « faire claquer la porte »). Tu ne sais pas ce qu’ils font de leurs nuits et chose étrange, toi qui pensais ne jamais dormir tant qu’ils ne t’auraient pas envoyé un sms « bien rentré », beh, tu t’endors. Quand à garder tes petits enfants, t’en a pas encore, on en reparle plus tard.

De la sérénité : A 20 ans, tu étais pétrie de trouille. Tu voulais croquer la vie à pleines dents et, en même temps, la peur t’envahissait. Comment je le sais ? J’y suis passée aussi. C’est parce qu’on a encore tout à prouver à cet âge-là. Le parcours est incertain, on choisit une voie, on se trompe, puis on rebrousse chemin. Les phares qui éclairent notre route sont parfois un peu en panne. A 50 ans, on gère mieux son image et son rapport au monde. On a un peu l’habitude (tu as de la bouteille en fait) : l’expérience, les succès engrangés, les déboires traversés y sont sans doute pour beaucoup. On a enfin réalisé que le monde peut tourner sans nous et que ce n’est pas grave. Du coup, la pression tombe, on gagne en autonomie et en liberté de penser et de faire. Rappelez-vous c’est l’histoire du « ici et maintenant« .

De la lucidité : La cinquantaine prend des allures de prise de conscience : on réalise qu’on est mortel, ceux qui nous précèdent sur le chemin nous en donnent une leçon. Du coup, on veut se sentir plus vivant encore. Dans le même temps, on devient plus vulnérable face au temps : on a appris qu’on ne peut plus le perdre. On fait donc du tri, du ménage dans nos objectifs, on ne garde que ceux qui en valent vraiment la peine. On est certainement plus aptes à embrasser le présent parce qu’on est conscient que « plus tard » peut vite se transformer en « trop tard ».

Une couleur de cheveux que les autres t’envient : Je ne reviendrais pas sur Mon gris parce que c’est une histoire trop personnelle. C’est une couleur qui oscille entre le « j’adore » et le « j’oserai jamais » et qui ne laisse pas grand monde indifférent. Mais, là, tu fais comme tu le sens.

Il y a tout de même des choses dont il faut se méfier à la cinquantaine, par exemple de la jeunette qui croit que ton mec est en open bar, mais, si tu le permets, j’y reviendrai plus tard.

Et aussi M E R C I pour tous vos partages sur le précédent article et ESKER MILAK à tous ceux qui ont précommandé.

Pic by Dan Calderwood from Unsplash

 

 

 

 

11 commentaires sur “Quinqua Power #4 : ce que tu gagnes à 50 ans

  1. Je viens de lire les quatre Quinqua Power..Incroyable ! j’ai cinquante ans alors moi aussi et je n’avais pas encore percuté , c’est pour ça que je me sens si bien ! Merci Nathalie pour cette check-list drôle, tendre, concrète et pleine d’humour. Un régal ! Mince, si je calcule ( et comme toi les maths ce n’est pas mon fort) , je dois augmenter la dose du 50 – comme les kilos ça doit sûrement être un pack 1kg = 1 année – pas grave, je m’en tripatouille les badigoinces avec une queue de rat (dixit mon prof de français de seconde, c’est le genre de phrase qui te marque à vie ! ) . Voilà !

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  2. j’y arrive, et je commence à en sentir les effets, la brise des quinquas souffle vers moi et elle me plait bien ; plus d’assurance, moins de peurs, plus de sérénité et moins de doutes, plus de capacité de renoncement ou de tri, et moins de questions … enfin, presque … il me reste quelques soucis d’image personnelle, de dressing (même 7 kg de moins ne m’aident pas, mais en fait, je sais que ce n’est pas une question de balance), … mais j’y travaille !
    Le chèque part ce week-end pour la pré commande et je vais préparer un article chez moi pour un partage

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  3. Merci d’insister… Je lis avec attention et malgré mes difficultés à intégrer cet âge de la vie, je reconnais beaucoup de choses dont tu parles. Et ma dernière trouvaille, on commence à se respecter enfin… Pour le shopping, j’y arrive pas ! je ressors souvent la larme à l’oeil de ses cabines ou j’ai l’impression que le miroir me fait prendre encore des kilos en plus ! Un conseil ?

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    1. C’est pas faux je ne sais pas pourquoi les concepteurs de cabines ne mettent pas une lumière qui nous rend jolie. Alors ma dernière trouvaille : j’essaie tout (même les pantalons) en collants. Ça te donne une jolie couleur de peau et ça maintient le flou artistique du galbe de ta cuisse 😉

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  4. C’est TELLEMENT ça, TE-LLE-MENT !

    Le temps : oui, les enfants parties, ça fait un GRAND changement, et c’est chouette, j’aime cette nouvelle vie à deux, celle d’après les enfants, sereine et douce, silencieuse aussi parfois. Et tellement plus de temps à faire autre chose que le taxi… et les courses aussi ! Et le ménage car moins de bazar et de salissure de la maison…

    Les kilos, pas moi (pas encore peut-être) (je suis à 8 mois de mes 50 ans, ça doit être pour ça 😉 ) mais le shopping oui quand même parce que pour rejoindre ce que tu avais dit dans un autre de ces billets sur la 50e, je me sens mieux dans ma peau, alors j’ai un peu changé de style de vêtements. Je pense aussi que c’est dû au fait qu’on « s’autorise » à avoir des défauts, que le petit pli là, qui était de trop dans la quarantaine, est tout à fait acceptable à 50 ans. Ça marche aussi avec les bourrelets, et les rides (qui personnellement ne m’ont jamais dérangée, j’adore les visages pleins de rides) (enfin, surtout les autres visages que le mien).

    De la sérénité : je garde TOUT ce que tu dis dans ce paragraphe !!

    Et les cheveux, on en a déjà parlé ici.

    Pour le mec, ah bon ??? QUOI ???????????

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