Les devoirs du bout de l’an

Chaque année, une fois le chemin parcouru, la maison rangée et le linge repassé (je fais une fixette sur la poussière et le linge sale de l’année précédente à ne pas laisser encombrer l’année suivante) (un jour je ferai un article sur mes névroses), j’aime me retourner pour mesurer l’avancée du chemin. Parfois, on ne voit pas grand-chose et les sauts de puce attendront une année supplémentaire pour faire leur oeuvre d’autres fois, ce sont des pas de géant.

  1. Bien que j’ai commencé le 2 janvier en envoyant mon manuscrit par mail à certaines maisons d’édition, que je l’ai déposé moi-même accompagnée de mes supers assistants le 8 janvier, et après tout un tas de démarches dont je me croyais tout simplement incapable (à force d’avoir été l’ombre, prendre la lumière est un peu compliqué parfois) ce n’est que le 11 mai qu’il est paru. J’étais à Begur et le ciel était bleu, joli présage auquel je me suis accrochée. Pour lui, je suis allée à la rencontre de dizaines de gens, j’ai appris des codes jusque là inconnus, je suis sortie de ma zone de confort et même si je sais particulièrement bien faire ça, c’est toujours un peu flippant. Je vous ai rencontré lors de séances de dédicaces, j’ai animé une conférence et j’ai beaucoup aimé et, cerise sur le gâteau, j’ai appris le 20 décembre que « Parce que la vie ne suffit pas » fait partie des 50 finalistes sur les 777 romans sélectionnés pour Le Prix des Étoiles 2018. J’ai fait la danse de la joie. J’ai prévenu mon père dans un souffle. Et ma mère aussi. Comme quoi les adultes sont des enfants comme les autres. J’ai affronté dès lors le retrait d’un commentaire d’auteur sur Babélio et j’ai appris que ce monde est aussi impitoyable que celui de Dallas. Merci à vous tous qui m’avez lue et m’avez envoyé vos photos et vos avis. Une amie m’a dit récemment « c’est dingue tout ce que tu fais depuis ce roman. Moi qui te connais, je sais que tu vas le chercher très loin ».
  2. Nos week-ends en amoureux : Londres et Notting Hills, Begur et Biarritz. Beh oui, on peut tout à fait partir à 10 minutes de sa maison et ressentir l’impression d’être à des kilomètres. Il faut dire qu’on était dans mon hôtel préféré, face à la mer et qu’entendre les vagues, la fenêtre grande ouverte sur l’océan est ma madeleine personnelle (pas celle de ChériChéri) celle qui me rappelle mon enfance à Seignosse et Maminette en bas en train de faire du bruit pour qu’on se lève.
  3. Ma quinqua power : je dois dire que j’étais un peu inquiète de me trouver en tête à tête avec elle. Il y avait le thermostat qu’elle montait d’un coup et qui me faisait étouffer, il y avait les contours de mon corps qui se floutaient malgré les asanas que j’enchainais et la transpi que je perdais en salle, il y avait les sautes d’humeur et les nuages gris qui suivaient mes pas avec fidélité. Et puis, sans que je ne m’en rende compte, tout ça s’est estompé pour laisser place à plus de sérénité et à un nouveau dynamisme. Je vous le dis les filles : « même pas mal ».
  4. La vie qui avance : Le départ de PetiteChérie de la maison et son bonheur à faire ce qu’elle aime, enfin, ses résultats excellents et la maturité qu’elle prend loin de nous. La vie du Gars en Or qui s’épanouit avec des projets et des résultats à la mesure de son engagement. Ma grande bien sûr dont il est difficile de parler et les couleurs qu’elle pose sur nos vies et celle de centaines d’inconnus. Mister T qui du haut de ses onze ans croque sa vie avec le sourire. Je me dis que je n’ai pas trop foiré mon job de maman (eux, ils pensent peut-être différemment).
  5. Nos vacances en tribu, toujours. À Bégur pour la troisième fois consécutive. La vue depuis la terrasse, nos promenades main dans la main (pas toujours les mêmes) les ampoules des guinguettes qui clignotent, nos baignades, nos restau (il faut ce qu’il faut), mes 50 ans dans une maison digne d’un film, fort bien entourée alors que rien ne nous y avait préparé. Et puis le coeur qui se serre un peu à l’idée que l’année prochaine nous n’y retournerons pas, parce que d’autres aventures nous attendent bien plus loin, chargées d’émotion sans aucun doute et toujours en tribu.
  6. Ce que je ne dis pas ici. Les larmes qui ne coulent pas dans la vraie vie, et préfèrent le faire devant le binôme d’un père et son fils ou celui d’une grand-mère et sa petite fille qui gagnent à un improbable concours sans intérêt. Mes larmes, elles n’en font souvent qu’à leur tête.
  7. Tous les mots que je pose dans différents dossiers et qui me font croire que peut-être, il y aura un deuxième, voire un troisième.
  8. Le club des liseuses et les amitiés nouvelles qui ont éclairé 2018.
  9. Les 52 livres que j’ai lus cette année et qui me nourrissent chacun à leur façon. Je ne vous ai pas parlé de tous, parce que comme vous le savez, je ne parle pas de ceux que je n’aime pas. Alors, si je devais vous inviter à en lire un ce serait celui d’Elizabeth Gilbert « Comme par magie », parce que je le cite souvent au cours de mes discussions. Ce n’est pas un roman, mais il peut vous aider à croire en vous, si tant est que vous en ayez besoin.
  10. Je freine des deux pieds. Je voudrais bien ne jamais arriver à 2019 parce que je sais qu’il y aura un cataclysme dans ma vie. Alors je prends l’habitude de regarder le ciel.

Et vous que gardez-vous de 2018 ?

Jump Pic by Devin Avery on Unsplash

11 commentaires sur “Les devoirs du bout de l’an

  1. Vous avez eu une bien Belle année 2018. Bravo. J’ai lu votre livre, non en faite je l’ai dévoré et adoré il m’a donné le goût de tenter moi aussi d’aller au bout de mes rêves. Merci
    J’espère Que vos craintes pour 2019 ne seront pas avérées.
    Bonnes fêtes 🎉

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  2. La belle année 2018!
    Pour moi elle se résume en un seul événement, l’arrivée de ma fille dans notre famille, d’abord en Inde, puis ici en euskadi. Le reste ( mes 50 ans, la nouvelle maison) ce sont des poussières d’étoiles dans un ciel merveilleux.
    Et puis il y a eu la catastrophe, celle qui aurait pu tout arrêter. Heureusement il n’en a rien été mais 2019 risque aussi de nous apporter son lot de gros soucis. On les passera pour notre princesse, c’est elle notre nouvelle force maintenant 😃

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  3. de 2018, je garderai surtout de positif l’année sans grosses opérations pour mes Amours (une petite pour MaGrande, presque routinière), le démarrage du CP de bien belle manière pour mon Loulou, qui s’accroche chaque jour pour déplacer des montagnes, un été de vacances en famille dans la Loire puis en Bretagne, les fous-rires partagés, les bêtises et les jeux, un Noël en famille malgré le cataclysme du 8 décembre (:S … j’espère que c’est le bon signe!) et la vie suspendue pendant quelques jours en attente de verdict, et, même si je n’aime pas garder le négatif, je le note, pour le dépasser, pour le déposer et tenter de l’alléger, en 2018, je dois avouer la lourdeur de l’ambiance de boulot, les choix de la direction allant à l’encontre de toute efficacité et motivation (on aurait bien besoin de toi dans ce domaine !), le 8 décembre, et l’envol de mon Shadow pour le paradis des chats.
    Je pense fort à toi, les cartes sont en préparation, elles arriveront dès que j’aurais repris un peu de force (le besoin d’en avoir pour trois depuis quelques temps a épuisé les miennes…), Bonne fin de 2018, et comme disent les allemands « bon saut dans l’année 2019 », malgré tout, et pour que tu reçoives un peu de ma force !

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  4. 2018 c’est nos week end un peu prolongés en amoureux , Barcelone , Bruxelles et Porto .. Une nuit dans un trés grand hôtel à Paris : magique !
    2018 C’est aussi une crise d’adolescence (trés longue )qui se pose enfin ,à la fin de l’été gràce à des retrouvailles avec un jeune homme amoureux et apaisant que je bénis chaque jour !Hahahaha ! Voilà donc une ado en terminale sérieuse et travailleuse qui décroche les encouragements du conseil de classe (oubliés depuis le collège ça !! ) qui prépare cette semaine le BAFA et qui est pleine de projets .
    C’est enfin des relations mère fille apaiséés , joyeuses ..Ne jamais baisser les bras ..Ne jamais rompre le dialogue .
    2018 c’est un long week end en gite en Ardèche avec mes piliers , leur mari leurs enfants , plaisir renouvelé chaque année..
    2018 c’est un boulot menacé tous les 6 mois de disparition ….mais qui tient le coup encore !
    2018 c’est 2 amis qui nous quittent brutalement et qui ont laissé des larmes dans nos coeurs .
    Il reste encore 2 jours pour 2018 : qui sait ? j’aurais peut être une surprise à raconter en 2019?!
    Joyeux réveillon à toi FBWL et à tes lectrices .

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  5. Ah 2018, une année de changements et de nouveaux départs, donc une année dont la sérénité s’est étiolée au fil des mois, une année qui manque de points forts et de repères nets et une grande fatigue… C’est peut-être cela les 10 ans d’une famille! A stabiliser en 2019 donc.

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  6. 2018 a encore été plein de rebondissement, pleine de surprises, des bonnes et des moins bonnes, de nouvelles habitudes, des absences à gérer, des verdicts à avaler…
    je garderai … le départ de Melle M. à l’internat au printemps … notre été, que j’ai commencé pleine d’inquiétude et qui a été doux et tranquille, un savant mélange de Dolce Vita et de folie familiale … mon entrée dans le quinqua power… et je suisaussi devenue une challenge woman…
    et en 2018 j’ai rencontré une auteure, si si… j’ai même assistée en groupie à une séance de dédicace…
    et encore cette année, merci de m’avoir fait me poser, me retourner, merci pour nos papoting.
    alors en 2019 on ne pourra pas empêcher les cataclysmes, juste essayer de les rendre moins douloureux… et je serai encore là…
    je t’embrasse tendrement en ce bout de l’an, à l’année prochaine

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  7. Regarder en arrière…
    Bravo pour ta belle année !

    2018, voyage voyage au Maroc en famille et en Croatie en amoureux.
    2018, ma plus jeune est majeure…
    2018, les enfants qui, après avoir pris leur envol les années précédentes, prennent un peu plus le large (mais que c’est beau de les voir grandir ainsi).
    2018, ma dernière année en quarantaine (ou quadrature, je ne sais pas très bien).
    2018, l’overdose du bureau qui couvait depuis longtemps mais qui a éclaté.
    2018, première boutique éphémère de créatrices, super expérience.
    2018, les rires, l’amour…

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