En vrac et pas dans l’ordre #34

En ce moment, les articles s’empilent dans mes brouillons. De nouvelles questions s’imposent à moi. Peut-on tout dire ? A t-on le droit de ne pas aimer quand d’autres encensent ? Peut-on dire que non, le « miracle » n’est pas passé par moi. Et puis, tellement de choses. Enfin, au moins 9.

  1. J’aurais voulu faire un post sur mes nombreuses lectures. J’aurais pu énumérer tous les livres que j’ai lus. Il y a ceux qui ont su trouver un éditeur (je vous les mets en vrac et pas dans l’ordre, sans lien, parce qu’ils n’en ont pas besoin) à vous de faire votre choix, de les aimer ou pas) : « Ciao Bella », « Quand nos souvenirs viendront danser », le dernier Bussi et le dernier Musso, « Je cherche encore ton nom », « Le pacte d’Avril » « Sous le soleil de mes cheveux blonds » ou « La tendresse du crawl ». Mais je n’aurais pu que me lamenter, me demander pourquoi pas les miens ? Que leur manquent-ils par rapport à ceux-là ? Est-ce donc vrai que « les éditeurs souffrent parfois de cataracte » ? (poke to Blondie-Bower) ? J’en ai aimé certains. Pas tous. Et puis, j’ai appris à mes dépends qu’il ne faut pas tout dire. Il ne faut pas aller à contre sens de la « bien-pensance » et ne pas dire qu’on n’a pas aimé un livre quand tout le monde crie au génie absolu. Ne pas dire qu’on n’a pas réussi en entrer en empathie avec les personnages, même si c’est pour la troisième fois consécutive, qu’on n’a pas aimé l’écriture non plus. Sourire quand on me pose la question, suffit. Alors bien souvent, je souris.
  2. J’aurais pu vous dire que je m’étais lancée dans la lecture d’auteurs auto édités et que j’en ai été largement récompensée. Vous savez, ces auteurs qui comme moi n’ont pas de maison d’édition. Avec courage et abnégation, ils ont édité leur livre en espérant qu’il trouverait ses lecteurs. Par choix. Ou pas. Il y a eu « La fragilité des rêves » de Dimitri Demont, un recueil de nouvelles. J’aime beaucoup les nouvelles car je les picore. J’en lis une, puis je referme le livre pour en commencer un autre. Et puis j’en picore une autre et pas toujours dans le sens que l’auteur a choisi de les assembler. Je trouve que le format est parfait pour respirer entre deux lectures. J’ai également lu « Confidences d’une emmerdeuse » d’Hélène de Montaigu qui brosse en mille émotions et sensations une succession de tableaux familiaux, des scènes ordinaires au charme discret de la bourgeoisie. Une écriture riche, pas linéaire et qui s’adresse directement au lecteur. Ou encore « Ce qui ne nous tue pas » d’Emma Visseaux que j’ai trouvé magnifique. Pas seulement parce qu’elle y raconte l’accident de son mari devenu paraplégique et que j’ai parfois cru me revoir dans certaines situations quand ChériChéri a eu son accident de quad, sauf que ChériChéri a un jour remarché, pas le sien. Mais aussi parce que je peux dire que nous sommes sœurs d’écriture. Je ne sais pas si elle apprécierait le terme, mais j’ai retrouvé dans ses pages quelques unes des images dont j’ai parsemé « Semer des graminées » et quelques unes des questions récurrentes que vous y retrouverez. Je me suis dit que peut-être, à l’occasion, nous pourrions faire une lecture croisée de nos écrits pour y retrouver cette résonance. J’ai également lu « Le rosier de Julia » une courte fable (nouvelle de 58 pages sur ma kindle) de Frédéric Doillon qui manie les mots voire les termes avec maestria, il en joue et s’en amuse, il mélange un peu tout pour que foisonnent les images. Dernier livre, celui de Virginie Lloyd « Quitte à tuer, autant le faire dans l’ordre ». Virginie a certainement dû créer un nouveau genre avec ce livre : classé dans les policiers il pourrait aussi l’être dans les feel-good. Un livre un peu barré où une héroïne complexe et attachante cherche le bonheur, le vrai, le grand…. dans le meurtre et tuer avec des post-it, avouez que ce n’est pas si fréquent!
  3. J’aurais pu vous dire qu’on ne devrait lire que des premiers romans. Parce que bien souvent, dans les suivants on retrouve les tics d’écriture ou la structure du premier.
  4. J’aurais pu vous parler de la place du réel dans les romans. Vaste sujet s’il en est. Vaste sujet qui reviendra sur le tapis quand vous lirez les trois livres précédents ou quelques-uns issus des maisons d’édition que j’ai énumérés plus haut ou bien  « Semer des graminées ».
  5. J’aurais pu vous parler des premiers retours que les influenceurs littéraires ont fait sur « Semer des Graminées », mais pas tout de suite…il faut que j’en garde su-ous le pied.
  6. J’aurais pu vous parler d’un article coup de gueule que je ne me suis pas résolue à publier. Un en vrac et pas dans l’ordre qui répond à quelques-uns des messages que j’ai reçus à propos du marketing (et attention, il semblerait que le mot « marketing » soit un gros mot)(il faut croire qu’il vaut mieux gagner à l’Euromillion que de bosser pour arriver à ses fins) mis en place autour de « Semer des graminées ». Et puis, finalement, je me suis calmée. Je l’ai laissé à la place qui est la sienne. Dans mes brouillons.
  7. J’aurais pu vous raconter que j’ai déposé « Parce que la vie ne suffit pas » dans la boite à livres (qui est tellement grande que c’est une bibliothèque) du centre commercial Ametzondo à Bayonne avec une jolie dédicace. Pourquoi je ne l’avais pas fait avant ? Mystère. Et puis je suis rentrée accompagnée de Mister T dans un haut lieu de ma perdition (Zodio) (dont je ne suis ressortie à peine six minutes après avec la seule assiette que j’avais prévue d’acheter). En repassant devant la bibliothèque, nous avons constaté que « Parce que la vie ne suffit pas » s’était déjà envolé vers un lecteur. Mister T n’en revenait pas. « Je suis fier de toi, Mam, y a quelqu’un qui l’a aimé ». Ou pas.
  8. J’aurais pu vous dire que nous avons assisté à un spectacle sur la ruralité donné par un ami cher à nos cœurs, « l’Aborigène des coteaux » et vous inviter à y aller, si jamais il passe près de chez vous. Étonnant, tendre et sensible. Est-ce normal d’avoir eu les larmes aux yeux en entendant des noms comme : Cancon, Monflanquin, Bias, Agen ou Foulayronnes ?
  9. J’aurais pu vous parler de la prochaine dédicace le 22 juin à Agen transformée en lancement de « Semer des graminées » et vous raconter mes doutes quant au nombre de personnes présentes (toujours), vous raconter la tenue que j’ai choisie (mais elle change tous les jours) et les nuits blanches que je fais passer à une amie qui se reconnaitra (parce qu’elle rêve que je lui demande de m’accompagner à une émission télé où je suis invitée et qu’elle s’échine toute la nuit à me rassurer (non, PPDA ne veut pas te draguer, oui il a trouvé ton livre bien et il ne veut pas te descendre, non tu ne vas pas dire de bêtises, oui ta tenue est parfaite!)

Mais aujourd’hui, je n’ai pas eu le cœur à tout ça. Demain, peut-être ?

Pic by Debbie Hudson on Unsplash

5 commentaires sur “En vrac et pas dans l’ordre #34

  1. C’est trop drôle ! J’ai rêvé de toi moi aussi cette nuit, il y avait une gigantesque garden party chez toi et dans un château délabré ( tu dois savoir celui auquel je fais référence ) pour fêter la sortie du livre et l’anniversaire de Mister T. Faut dire que la dernière image que j’ai eu en me couchant , au moment où mon téléphone s’est arrêté faute de batterie, c’était celle sur IG de la nouvelle chronique au sujet de ton livre.

    Aimé par 2 personnes

  2. oui, nous sommes là. Oui, je suis comme toi, il y a des livres que tout le monde encense et qui me déçoivent, des auteurs dont j’ai aimé les deux premiers opus et puis pas les suivants, des livres où je m’ennuie… il y a ceux où j’essaie de leur trouver un intérêt, ceux où je n’y arrive pas… je le dis, sur un blog, mais je ne suis pas influenceuse, mon avis importe peu, et je suis peu lue, donc pas de problème pour moi de ce côté-là.
    et puis, j’ai hâte d’être le 12 juin !!

    Aimé par 1 personne

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