Toi, la quinqua

Ça y est, je termine mon année de la cinquantaine. Plus que quelques jours et j’aurais 51 ans. J’imagine que ça doit tout changer. 50 ans, j’en ai fait toute une histoire et au bout du compte, j’en ai tiré quelques enseignements que, par ma grande générosité, javais envie de partager aujourd’hui. Histoire de savoir à quoi vous devez vous attendre.

  1. J’ai préféré avoir 50 ans que 49. Pourtant je suis devenue orpheline à 50 ans. Je ne sais pas vraiment à quoi ça tient. Peut-être l’inquiétude que j’y mettais qui me faisait littéralement peser trois kilos de trop.
  2. Et puis, il y a eu cette idée de vouloir faire du sport! Un peu comme quand on se dit qu’il faut se préparer à midi moins le quart et qu’on appuie sur la touche accélération, et que tout s’embringue. Comme si la vie à elle seule n’en était pas. Du sport. Cette idée de rester jeune, de ne pas avoir l’air vieille (avec tes cheveux blancs c’est compliqué tout de même vas-tu me dire), de ne pas laisser le corps s’empâter ou gondoler sous les lumières des cabines d’essayage. Non, mais n’importe quoi, quand j’y pense : faire du sport! Depuis octobre que j’ai arrêté j’ai perdu du tour de cuisses (et ça c’est un bonheur immense par temps de canicule)(j’ai fait les soldes 2019 et j’ai toujours le même problème de gondolement)(mais ça me pose moins de problème qu’à 49)
  3. J’ai découvert qu’à cinquante ans on se connaît mieux qu’à vingt, par exemple il y a des trucs qui fonctionnent à tous les coups (c’est pratique du coup) mais il se peut tout de même, certains jours, qu’on se prenne pour une ado qui pleure au téléphone que « pourquoi ça marche pas »… la chose qui diffère de ton adolescence ? C’est que de l’autre côté du téléphone, y a tes gosses…
  4. Je n’ai pas ressenti ce grand besoin de sérénité que l’on m’annonçait. Par contre je n’ai plus eu envie de me faire chier avec les gens qui me font chier. Ah, tu crois que c’est ça la sérénité ?
  5. Avant, on me disait que j’étais cash, que j’étais celle dont avait peur. C’était surtout parce que je n’avais pas appris à dire les choses et qu’elles sortaient, comme ça, la plupart du temps comme une espèce de réflexe d’auto-défense. Maintenant, personne ne me dit que je suis cash, mais j’arrive à dire tout ce que j’ai sur le cœur. Comme quoi ça peut avoir du bon de vieillir.
  6. La nouvelle force qui est sensée guider les quinquas dans leurs choix de vie est par contre bien au rendez-vous : est-ce que je dois rester abonnée à Netflix (oui), quel arôme de glace je vais prendre chez l’italien (tous), le canapé est-il mieux dans ce sens ou dans ce sens (dans ce sens), c’est grave si Mister T se couche à 22h? (non).
  7. Je ne dors pas mieux qu’avant. Ça n’a donc rien à voir avec la cinquantaine. C’est inhérent à ma personne. Il faut que je monte la garde. Je ne sais pas sur quoi ni sur qui je dois veiller, mais je le fais tout de même.
  8. Je sors sans maquillage alors qu’il y a dix ans vous ne m’auriez pas croisée dans la rue ou devant la grille de l’école sans. J’étais aussi coiffée et colorée nickel. Aujourd’hui, il m’arrive de laisser mes cheveux sécher au naturel.
  9. 50 ans c’est décidément l’âge pour réaliser ses rêves (même si tu les réalises pas tout à fait) (que tu es à deux doigts) (ou trois) (d’y arriver).
  10. Et puis on peut toujours continuer de rêver… les rêves n’ont pas d’âge limite.

Pic by Guillaume De Germain on unsplash

9 commentaires sur “Toi, la quinqua

  1. Chère Nathalie, profite bien de cette décennie bénie ( dans la cinquantaine je disais ça de la quarantaine, qui, avec le recul, est quand même le plus bel âge de la vie !), mais tu verras, la soixantaine, on s’habitue aussi : juste, les gains augmentent (genre ne plus se faire chier avec les gens qui te font chier, ça on en remet carrément une couche, et c’est bon !) et les pertes…aussi ! (genre on laisse tomber le sport…. mais parce que c’est lui qui nous laisse tomber). Mais vraiment, l’adage est vrai : à chaque âge ses plaisirs ! En plus toi tu as encore des enfants à la maison, et ça c’est cool, et tu as un mari, c’est cool aussi. Mais même quand les enfants sont partis (et le mari aussi 😉 )à 64 ans on peut se fabriquer de bons et beaux moments ! Des bises !

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  2. Je vais te précéder de quelques jours … mais on a définitivement pas la même cinquantaine !!! ( par exemple le sport il me tarde de pouvoir en refaire).
    Ceci dit je partage avec toi le fait qu’on se connaît mieux, qu’on se prend moins la tête avec des questions existentielles.
    On verra à 51 ans … comment ça c’est demain ???

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  3. Cap des 50 passé hier ! Alors, je suis sur la même longueur d’ondes pour la 3, 4, 5 et 7. D’accord pour la 10 ; pour la 8, il y a longtemps que cela ne me gêne plus… En revanche, je ne me suis pas faite à ma nouvelle silhouette (j’ai vraiment morflé, même si les traitements y sont pour beaucoup !).

    A bientôt !

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  4. Je suis pile à la moitié de ma 51e année (oui, j’ai 50 ans, et donc je vis ma 51e année, haha) et franchement, jusqu’ici tout va bien. Je viens de quitter cet après-midi mon job de mes 40 ans, je pars faire la folle avec une copine 5 jours à Lille dès demain, j’attaque un nouveau boulot dans 7 jours, mes filles sont des merveilles (qui partent toutes les deux chacune à un autre bout du monde dans quelques semaines et pour 5 et 9 mois…), je suis en paix avec mon corps presque tous les jours, je me trouve beaucoup plus intéressante aujourd’hui qu’à 20 ans voire 30, et peut-être même 40, je ne regrette pas mes 40 ans, je trouve toujours la 10e dans laquelle je suis plus chouette que la précédente (ça ne durera peut-être pas), j’ai en ligne de mire un gros voyage dans 2 mois… Cette année aura été riche en événements et enseignements, et j’ai encore 6 mois pour le confirmer !
    Bon anniversaire à toi 🙂

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  5. J’ai encore un tout petit peu de temps, l’histoire de quelques mois, avant d’être moi aussi une quinqua.
    Le sport et moi, ça n’a jamais fonctionné bien longtemps, mes tentatives désespérées (2) ayant fini de me convaincre que jamais, jamais, je ne ressentirais ces fameuses endorphines.
    Dans ma tête, j’ai souvent 15 ans et j’aime ça 😉
    La sérénité, sentiment encore inconnu qu’il me tarde de ressentir un jour.
    Je suis de celles qui mettent les formes pour parler aux autres, on ne m’a pas permis, plus jeune, à dire les choses.
    Je sais ce que je veux, et ce que je ne veux pas !
    Pas fichue d’aligner deux nuits identiques, mes cheveux vivent leur vie de leur côté et je suis une adepte du no makeup.
    See you

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