Les amis c’est la vie

C’est une affirmation souvent entendue, pourtant, il arrive parfois qu’il faille la prendre au premier degré.

Trois heures, ça ne fait pas trop loin pour se voir de temps en temps, mais il faut croire que celui qui tient les fils ou aligne les étoiles dans le ciel, n’a que faire de nous. Normal me direz-vous, il a bien d’autres chats à fouetter. Nous avions convenu d’un dîner il y a quelques mois à la faveur d’un retour en terres lot et garonnaises. Mais celui-ci fut annulé pour raisons médicales alors que nous arrivions à Agen. J’avais dit « pas grave, je viens en dédicace, on se verra à cette occasion », mais je ne peux m’expliquer pour quelle raison, ces deux-là sont toujours en vadrouille quand je dédicace un livre. On me dit qu’ils sont toujours en vadrouille.

À notre retour du Vietnam, j’ai reçu un message « semaine pro, possible pour vous à Molliets ? » Réponse de ma part dans les 10 minutes (histoire de checker avec ChériChéri) OUI! Mais le jour n’était pas le bon et finalement la semaine non plus, il fallait trouver une alternative.

Nous avons diné ensemble hier. C’était comme si on s’était vu la veille, allez, l’avant-veille. Tout m’est revenu : nos diners au château » comme disait PetiteChérie quand nous allions dîné chez François alors qu’elle était toute petite. Nos discussions sur Dieu, le monde et nous qui se finissaient toujours allongés sous les étoiles, mon manuel « De l’Art de faire durer un couple » écrit spécialement pour eux à l’occasion de leur mariage. Et surtout, ce qu’il nous est impossible de ne pas aborder à chaque fois que l’on se voit : le fait que si je ne suis pas veuve aujourd’hui (ni remariée avec un plus jeune du coup)(beh quoi ?!) c’est parce qu’il a tenu ChériChéri pendant plus d’une heure en attendant les pompiers. Hier soir, pourtant, il a évoqué un souvenir dont il ne m’avait jamais parlé : « tu sais quel souvenir je garde de ton père à ce moment-là ? » Non dis-je en me rencognant dans mon fauteuil. « Le jour de l’accident, j’ai tenu ton mari comme ça ». Ses grandes mains miment un geste de collier. « Et puis ton père est arrivé, il a dit « vous pouvez lâcher, je prends » et là j’ai recommencé à respirer, il a passé la minerve et j’ai su que ton mari était sauvé. Bon, moi mes mains elles sont restées coincées quelques minutes de plus. Et toi t’étais verte » (oui, ça il n’oublie jamais de le mentionner. Je ne vois pas pourquoi ?!)

Voilà, mon mec doit la vie à ce grand gaillard qui fabrique des maisons sublimes parmi lesquelles celle dans laquelle j’ai adoré vivre pendant 15 ans. Et si j’avais dû choisir auquel de nos amis je devais attribuer ce rôle, je n’en aurais pas choisi d’autre.

IMG_7087

Love François.

Pic by me : vue depuis mon ancienne chambre ❤

4 commentaires sur “Les amis c’est la vie

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.