En vrac et pas dans l’ordre #36

Je me suis dit qu’un petit en vrac et pas dans l’ordre ferait du bien à tout le monde, à commencer par moi, qui peine à revenir ici et à trouver des choses à dire. En général les « en vrac » coulent tout seul sur le papier et là, tout de suite, ce serait une bonne chose.

Mais quelle idée aussi de tenir un blog. Tu parles d’un truc, plus personne ne lit ma pauvre dame. Un blog ? À l’heure où les choses doivent aller vite, on l’on veut passer à la suite plus vite que la lumière ? Au moment où les dinosaures du blog meurent de leur belle mort à travers l’hexagone ?

Je pourrais vous dire que le temps court toujours plus vite chaque jour. Ce n’est pas tout à fait faux, parfois je voudrais avoir dix ans et être chez Maminette pour retrouver cette impression de temps qui se traine en longueur et d’ennui. Me demander ce que je pourrais faire ? Mais ce n’est pas non plus ce qui me tient éloignée du blog, le temps est ce que l’on en fait. Peut-être est-ce parce que j’écris beaucoup ailleurs et que je voudrais mener à terme deux projets. Deux projets en un an c’est peut-être de la folie, mais ça me tient à coeur. Il y aurait un roman, mais vraiment je peine toujours autant pour le roman. On m’a dit récemment qu’il ne fallait pas forcer la nature, que certains sont faits pour inventer de jolies histoires et d’autres sont faites pour poser des questions. « Oui, mais moi je voudrais écrire de jolies histoires tout en posant des questions » ai-je argué sans pour autant obtenir de réponse. Alors je sue sang et haut pour ne pas me dédire et je jongle en travaillant un peu celui-ci beaucoup celui-là. Comme j’ai toujours besoin d’un regard extérieur sur mon travail, j’ai soumis deux débuts d’histoires à un écrivain dont je tais encore le nom qui m’a assuré qu’il fallait que je mène celui-là à son terme. Mais vous comprenez, je travaille sur celui-ci depuis si longtemps… Alors, je garde encore un peu de mystère comme si en parler risquait de tout faire disparaitre. Le bon grain et l’ivraie.

Je pourrais vous raconter mes combats d’auteure indépendante : pour rentrer dans un salon littéraire ou pour faire voyager mon livre. Vous dire que c’est beaucoup plus simple au début mais que plus le temps avance, moins ça l’est. Il me semble en avoir déjà tellement parlé que ça sentirait le réchauffé. Vous connaissez tout de lui, de l’histoire de la couverture, à la quatrième de couv’. Alors je vais simplement vous rappeler que Semer des graminées a besoin de vous pour exister, qu’il est toujours en vente sur Amazon et dans quelques très bonnes librairies, mais rien que vous ne sachiez déjà. Vous dire que j’ai atteint les 19 commentaires sur Amazon (mais qu’en vrai il en faudrait 50, que deux mots suffiraient, mais je l’ai tellement répété que si les gens ne le font pas c’est sans doute qu’ils ne l’ont pas aimé) et 1 évaluation sans commentaire. Que j’attends certains retours avec angoisse parce qu’ils me tiennent à cœur, mais que rien ne vient.

J’aurais pu vous raconter mes fous rires quand j’ai tourné une vidéo pour un réseau social littéraire qui s’appelle « DéjàLu » et qui organise un concours pour gagner 3 exemplaires de Semer des Graminées. Vous dire que j’en ai extrait un petit bêtisier qui sera en ligne sur IG à la fin de la semaine. Et que même moi, quand je le regarde je me marre. Mais je ne vais certainement pas tout mettre …

En d’autres temps j’aurais fait un petit article sur l’anniversaire de Mister T. J’aurais pu écrire des vers ou un couplet de Rap. Je me serai extasiée sur lui et sa personnalité qui ne cesse de nous émerveiller dans cette sixième toute neuve, vous raconter le collège et les gens incroyables que nous y avons rencontré, j’aurais pu vous parler de la vie que je vois toujours à travers ses yeux même si les choses se gâtent un peu ou de ses doigts qui courent merveilleusement sur le clavier. Mais il est devenu grand plus tôt que prévu et depuis, je ne cesse de me demander si j’ai encore le droit de parler de lui.

Je pourrais vous dire que j’ai lu « Loin » de Alexis Michalik ou Annie Ernaux, Odile d’Oultremont ou Schmitt.

Vous parler de mes insomnies qui continuent encore et encore ? Encore ? Non, ce serait rabâcher et même si chaque auteur écrit toujours la même histoire je vais plutôt tenter de les traiter par l’indifférence.

J’aurais pu vous parler du yoga que nous faisons à la maison, ou chez Marieal des meubles que l’on bouge, des yeux que je garde fermés tout le long de la séance, vous parler de la voix de Karine et des bienfaits que cela me procure, même si mes nuits sont toujours aussi courtes. Vous raconter comment je respire parce que jusqu’à ce que Karine m’explique, je croyais que je respirais mal. J’aurais pu vous dire que je n’ai plus du tout peur de faire le chien tête en bas, parce qu’à part Diva ou Pétale personne ne me voit. Mais je ne sais pas trouver les mots.

Alors je laisse le temps filer…

 

 

 

Un commentaire sur “En vrac et pas dans l’ordre #36

  1. Ah si Mets toute la video!
    Ben celui ci peut encore attendre que celui là soit sorti pour sortir à son tour 😉
    J’ai hâte de pousser les tables du salon moi aussi tant ces séances de yoga me font du bien.

    J'aime

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