2019

En 2019, je n’ai pas été très présente ici. J’aimerai dire que c’est parce que j’écrivais ailleurs, ce qui est vrai, puisque j’ai écrit deux livres, mais pas tout à fait. Quand je reviens, je me demande si je vais à nouveau réussir à trouver le rythme ? Ou tout du moins un rythme. Autre chose que mes sempiternels « en vrac et pas dans l’ordre » ou mes « vendredis confessions? »

Alors, un peu en avance, je voudrais refermer 2019 et, sur la pointe des pieds, m’en éloigner. Sans cris, sans heurts, juste avec la douceur dont j’ai appris à m’envelopper cette année. Elle a commencé dans un magnifique coucher de soleil, dans les larmes et l’absence, c’était le 4 janvier et 2019 m’a appris à devenir orpheline.

En 2019, j’ai écrit. Avec les larmes au bord des cils la plupart du temps. Le coeur qui faisait boum.  Et une question qui revenait sans cesse : était-ce normal de pleurer en lisant ce texte alors que que je l’avais écrit ? Je craignais la crise d’égo surdimensionnée, mais ChériChéri m’a rassurée : je n’avais pas à m’inquiéter, il me connaissait bien, la crise d’égo viendrait plus tard, genre si j’étais publiée chez Calmann-Lévy par exemple (je vous rassure tout de suite, la crise d’égo n’est pas venue). J’ai donc auto-publié Semer des Graminées et en ai été très heureuse. J’ai planté des graminées un peu partout et reçu des messages extraordinaires tout droit venus de mon enfance, d’inconnus que j’aimerai vraiment rencontrer ou des gens que j’aime depuis toujours ou presque. J’ai reçu du soutien, de la confiance, de l’amitié et par deux fois, je crois que papa est venu me faire un coucou. Je me suis dit que c’était pas beaucoup. Je regardais Balthazar (ne me jugez pas, je ne sais pas si c’est pour le médecin légiste ou pour Tomer Sismey) (oui, vous avez raison, ce doit être ça) (si, je vous ai entendu!) et j’ai dit que ça devait être chouette de danser avec son mort. Mais non, en fait, j’aime autant que mon mort à moi me fasse juste un petit clin d’oeil pas glauque à travers un signe que je serais la seule à voir.

En 2019, je crois que je me suis trouvée. J’étais arrivée au bon endroit de moi même. J’ai à nouveau déroulé mon mantra « faut pas dire à qui tu ressembles, faut dire qui tu es ». Alors je vous le dis : je ne sais pas écrire des romans. Voilà, c’est dit. Et un écrivain avec qui j’ai travaillé m’a dit que ce n’était pas très grave, en vrai, que ma spécificité se trouvait ailleurs, qu’il fallait la cultiver et peut-être qu’un jour, Ça deviendrait un roman. Je ne serai sans doute jamais romancière comme peuvent l’être certains auteurs qui nous embarquent dans des aventures incroyables. Ce n’est pas que je n’aimerais pas, hein, bien sûr que j’adorerais, mais voilà, je crois qu’il faut avant tout qu’une histoire fasse écho à la mienne (et c’est là qu’arrive l’égo surdimensionné). Alors, je me suis remise à écrire, grâce à lui, Philippe Vilain. Bientôt je vais avoir besoin de bêta-lecteurs. Marie-Aline, ma maman et Manou dans la forêt se sont déjà positionnées, mais comme je ne veux obliger personne, si vous voulez en être, un petit message ici sera nécessaire (reste 2 places)( j’ai noté Cathy V, Stéphanie L et Armelle G)  (tirage au sort garanti par Mister T) (il faut aimer lire sur écran parce que j’envoie un doc word) (aimer mon égo) (et avoir le tact pour me dire que ça ne va pas, que c’est pas bon….) Pourquoi 5 bêta-lecteurs ? Parce que les cinq doigts de la main.

Cette année, j’ai arrêté le sucre. Du coup, j’ai aussi arrêté le café et depuis je bois de l’eau chaude tous les matins dans laquelle je glisse des feuilles de thé pour la teinter. Tous les jours je suis tentée de revenir à mon café.

En 2019 j’ai regardé mes livres de développement personnel sans en ouvrir aucun. Je crois que ça correspond à une tranche d’âge que j’ai quitté, la quarantaine.

En 2019, j’ai officiellement arrêté le sport, du coup j’ai perdu quelques kilos et gagné du temps que je mets à profit différemment. En 2019, j’ai repris le yoga, chaque fois je me dis que je ne vais pas y aller, mais j’y reviens toujours.

En 2019, j’ai voyagé. Je suis allée à Rennes et à Paris, au Vietnam, où je suis arrivée pour fêter mon anniversaire, puis à New-York et je m’apprête à m’envoler à nouveau sur une ile qui porte le nom du chat d’une des managers de ChériChéri. Morale : toujours fêter son anniversaire à l’étranger pour envisager d’autres voyages rapidement.

pic by brookelark on Unsplasch

 

 

 

5 commentaires sur “2019

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