Journal d’un confinement – Jour 27

Vendredi confession.

1) Après qu’on m’ait empêchée de participer au salon du Livre Paris, j’ai maintenant l’impression qu’on me vole mon printemps. Mon avril. Mon mois préféré. Mes jupes ressorties, mes pieds qui respirent, mes repas avec mes copines, un Spritz au bord de la mer, mes dimanches matins le long de l’océan, mes lunettes de soleil sur le nez, mes salades fraiches, mes balades inspirantes. C’est stupide cette impression, mais je ne peux pas m’en empêcher.

2) Je devais publier mon prochain livre en juin. Parce que j’aime bien juin et que ce mois-là m’a porté chance l’année dernière. Pour que ce soit possible, je devais commencer à bosser pour vous donner envie de le lire et le conseiller. Je devais faire un rétro planning pour vous parler de sa genèse, vous parler du titre, de la couverture et de la bande son parce que tout est prêt depuis fin janvier. Et puis, et puis. Tout est en stand-by et je ne sais pas quoi faire. Le sortir en numérique et attendre l’automne pour le publier au format papier ? Laisser tomber le format papier qui compte quand même très lourd dans mes statistiques ?  Attendre l’automne pour tout ? Ou bien est-ce un signe qu’il est inutile qu’il sorte ? Celui-là aussi j’ai l’impression qu’on me l’a volé… Et vous, vous en pensez quoi ?

3) Bon, sinon j’ai été acceptée à deux salons du livre de par chez moi : Gabarret le 14 juin et Captieux en octobre. J’ai bien peur que le premier soit ajourné pour les raisons que l’on connait (j’espère que ce n’est pas une plaisanterie de mon karma cette histoire de Covid-19) alors je prie pour que le deuxième soit maintenu.

4) J’ai acheté une deuxième Kindle. La première a vécu, elle a commencé à devenir susceptible mais fait le bonheur de la communauté familiale. La nouvelle est bien aussi, mais il va falloir que je m’y habitue. Vous vous en foutez ? Vous avez raison.

5) J’y ai fait rentrer : les corps conjugaux de Sophie de Baere (du mal à accrocher), Lettres de Vincent Van Gogh à son frère Théo (pas fini), Ceux qui partent de Jeanne Benameur (en attente), Testament à l’anglaise de Jonathan Coe (en attente), le poids du monde est amour de David Thomas (beaucoup aimé), La patience des buffles sous la pluie de David Thomas (adoré le titre mais moins le livre) Au bonheur des filles de Elizabeth Gilbert (bien aimé). Bref, je suis comme qui dirait dans une panne de lecture….

3 commentaires sur “Journal d’un confinement – Jour 27

  1. Egoistement je te dirais de ne rien changer à ton planning et de le publier en juin en numérique, parce qu’il me tarde de le dire et puis comme ça on aura le temps d’en parler autour de nous, et puis comme ça tu auras de l’occupation, il sera bien installé dans ta nouvelle Kindle,… je t’ai convaincue ? et à la rentrée tu en remets une couche pour la sortie papier, et je viens me le faire dédicacer à Captieux.
    bises

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