Making of : Les Mèreveilleuses

Après « Vent fort, mère agitée » paru en 2012 , « Parce que la vie ne suffit pas », mon premier roman paru en 2018 chez Librinova, et  « Semer des graminées »  récit auto publié en 2019, voilà le petit dernier « Les Mèreveilleuses ».

Je vous livre quelques-uns des secrets qui ont émaillé sa fabrication.

« Les Mèreveilleuses » est un livre que j’ai rechigné à écrire. « Décidément, tu es abonnée au truc, tu disais la même chose avec Semer Des Graminées l’année dernière ! » Ça commence bien…

Vingt fois on me l’a demandé, vingt fois j’ai dit non. Et puis parfois, il suffit d’un soleil différent, de la course des planètes, de Bouddha ou qui vous voulez d’autre, pour que l’écriture de cette histoire devienne une évidence.

Dans ce livre, je raconte la vérité en mentant un peu ou bien je mens en tirant le fil de la vérité, c’est comme vous voulez, parce que moi aussi j’ai été Mathilde. Une fille qui ne comprend pas ce qui lui arrive, parce qu’elle découvre qu’elle a un enfant quelque part sur la terre sans savoir où. J’ai été cette fille qui a essayé de faire comme si tout ça, ce n’était que des chimères, des fantasmes. Vouloir un enfant ? Un de plus ? Mais fais-le bon sang, pourquoi prétendre qu’il existe ailleurs ? J’ai été cette fille qui a apprivoisé les fuseaux horaires, les trèfles à quatre feuilles, chevauché les arc-en-ciel, suivi les étoiles filantes. J’ai été cette fille qui a tenu bon tout en maudissant tout ce qui l’empêchait d’atteindre son rêve. J’ai été cette fille qui s’est morfondue, qui a pleuré, qui a tout abandonné.

Dans ce roman, j’avais envie de parler de ces mères qui veillent avant de l’être : les Mèreveilleuses. Raconter leur attente qui devient par la force des choses un véritable sport de combat, du parcours initiatique qu’elles entreprennent pour aller à la rencontre de leur enfant. Parler de ces mères dont on doute toujours qu’elles le sont vraiment et qui construisent leur légitimité face aux questions qu’on leur oppose. Je voulais parler de l’amour maternel, du sentiment d’être « l’enfant de ». Parler de la traversée vers la parentalité que Mathilde, Alexandre et Sinh feront chacun à leur rythme.

On m’a dit de lui que c’était un roman intimiste. J’aime bien ce qualificatif, même si j’aimerais tellement écrire du feel-good facile à lire, qui se vend à des milliers d’exemplaires, qu’on embarque pour se changer les idées à la plage ou dans le train et qu’on offre à sa meilleure amie. Grande Chérie m’a dit récemment : « maman, je ne sais pas pourquoi tu t’obstines à vouloir écrire des téléfilms TF1 ou M6 alors que tu écris des films d’auteur pour Cannes. Oui, pour les petits films d’auteur c’est dur, on se fout de leur gueule, mais je suis désolée, c’est ce que tu écris ».

Bon, voilà, ce n’est pas encore cette fois-ci que je vais en faire un best-seller, mais je voudrais une chose, une seule, oh trois fois rien : qu’il donne le courage qui manque à une seule personne pour faire le chemin qui lui reste encore à faire. ❤

Les Mèreveilleuses sort en librairie et sur les sites de vente le 12 juin prochain. Comme tous les livres auto édités il aura besoin de fées et de lutin penchés au dessus de son berceau. Je compte sur vous.

Pic : NL Dans Les Mèreveilleuses vous rencontrerez ce vélo.

 

 

 

 

 

 

 

 

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