En vrac et pas dans l’ordre (de rentrée)

C’est reparti pour un En vrac et pas dans l’ordre! Et je vais essayer de m’y tenir… Ok, je ne promets rien, faut-il encore que je trouve des trucs à vous raconter.

  1. J’attends : quelque part dans un livre (celui pour 2022) je dis que l’attente fait intrinsèquement partie de ma vie. Oh! Attendez, je crois bien que je le dis aussi dans les Mèreveilleuses… bon, c’est que ce doit être vrai alors. J’attends donc, depuis le 17 juin, une réponse. Un truc pour lequel je me prépare en pensée (et aussi en apnée). Certains jours la réponse est bonne, d’autres, elle est mauvaise. Le truc alterne avec une régularité déconcertante. Et je checke mes mails 112 fois par jour. J’imagine qu’une mauvaise nouvelle arrivera par mail, alors qu’une bonne fera entendre ma sonnerie de téléphone. Bref, donc j’attends.
  2. Lectures de l’été : Récemment mon amie Laurence m’a rappelé qu’avant, avant de prétendre qu’il est difficile de parler d’un livre parce que c’est du travail et de l’espoir bla bla bla, je faisais des listes de livres et que grâce à elles, elle avait découvert certains auteurs dont elle raffolait. Elle m’a demandé : t’as lu quoi cet été ? Alors en voilà quelques-uns : j’ai lu « L’aile des vierges » de Laurence Peyrin qui squattait ma kindle depuis un temps infini. Le problème avec ce livre c’était son titre. J’y suis super sensible et celui-là ne me plaisait pas du tout. Je ne sais pas ce que j’imaginais, mais je n’avais pas envie de le lire. En fin de semaine dernière, j’ai pensé qu’il était temps que je rattrape mon retard avant de tomber dans la rentrée littéraire. Je l’ai terminé hier soir. Verdict ? J’ai beaucoup aimé. De toutes façons j’aime beaucoup Laurence Peyrin. Souvenez-vous : je vous avais parlé de La drôle de vie de Zelda Zonk, Hannah et Miss Cyclone et j’avais moins aimé Ma Chérie. Ça y est, vous les avez ? Encore une fois elle nous embarque aux États Unis, à Brooklyn, encore une fois c’est très romanesque et pourtant terriblement d’actualité. J’ai lu « La commode aux tiroirs de couleurs » d’Olivia Ruiz. Et j’ai aimé aussi. J’en ai été plutôt surprise d’ailleurs, comme si on ne pouvait pas chanter et écrire une jolie histoire en même temps. J’étais au bord de la piscine, l’eau faisait ploc ploc, j’entendais l’accent reconnaissable des protagonistes. C’était bien. C’était simple et fluide. D’ailleurs il n’y a qu’à moi que ça fait ça, lire en entendant les accents ? « Les demoiselles » d’Anne-Gaelle Huon. Parce que les plumes partout sur mon fil Instagram m’interpellaient et parce que cette fille est rigolote. Au début, j’ai été surprise. Il m’a semblé lire un remake de « Au bonheur des filles » d’Elizabeth Gilbert. Et puis la mécanique a légèrement dévié pour reprendre sa propre vie. J’ai arrêté de comparer, de me dire que cette phrase j’étais sûre et certaine de l’avoir déjà lue là-bas et je me suis prise au jeu. C’est un roman d’été, mais j’imagine qu’en automne, il ira très bien aussi. « Lettre d’amour sans le dire » D’Amanda Staers. Il s’agit d’une longue lettre qu’une femme écrit à un homme. Je me souviens qu’un directeur de ME m’avait dit à propos de Semer des Graminées : vous savez, le format lettre, ça ne parle pas à grand monde. Il semblerait que si, finalement ou du moins ça dépend quel auteur l’écrit. Je n’ai pas adoré, mais il y a de jolies moments. « Et que ne durent que les instants doux » de Virginie Grimaldi. Virginie Grimaldi, c’est la star des écrivaines : elle qui vend le plus, celle que ses lecteurs adorent. Celle que tous les blogueurs envient parce qu’elle a réussi à passer de l’autre côté. Celle qui me fait croire qu’un jour, ça arrive. Avec elle ce sont les montagnes russes : soit j’arrive à lire, soit c’est impossible. Pour moi (mais ça ne regarde que moi) il y a trop de moments qui cherchent à faire leur intéressants par des bons mots. Une galipette. Un « pouf pouf, t’as vu ce que je sais faire? » Je trouve que trop souvent, ça dessert le texte (mais c’est sans doute ce que les fans aiment) qui cette fois-ci m’a tenue en haleine (et je n’ai pas du tout vu venir la fin). « Les vies extraordinaires d’Eugène » d’Isabelle Monnin. Parce que c’est Isabelle Monnin et que j’avais adoré « les gens dans l’enveloppe ». Le pitch était génial. J’adorais l’idée : un père, après la mort de son fils (oui, je sais, c’est pas réjouissant) décide de décrire tous ses « il aurait dû ». Rentrer à la crèche, se faire des amis, apprendre à lire, se bagarrer, tomber amoureux, se demander ce qu’il allait faire… mais, je suis restée sur ma faim. Je n’ai pas retrouvé l’émotion du premier que j’avais lu d’elle. Je me suis même dit que j’allais lui piquer l’idée. Un jour.
  3. Eh puis, j’ai écrit. Le livre que j’ai écrit pendant le confinement est parti chez quelques éditeurs en juin. Je n’ai bien évidemment pas de retour (donc, j’attends aussi) (voir 1.) Et j’ai commencé un autre manuscrit au tout début de l’été. Vous connaissez mon problème de la page 90. Non? Allez je vous raconte. La page 90 c’est un peu le gros chien qui squatte le devant de porte du dentiste ou devant chez le radiologue quand on doit faire sa mammographie. La page 90, elle me fout la trouille. Elle arrive toujours trop vite et ne s’efface jamais assez rapidement. Je suis capable de stagner des semaines entières sur la page 90. Capable de tout effacer ou de laisser tomber le manuscrit persuadée que de toute façons, c’est nul à chier (oui, oui, carrément). Et cette année, la page 90 est arrivée en plein été. Alors que la maison était remplie de gens, de rires et de bruit. La page 90 m’a fixée trois semaines durant. Elle ne m’a pas lâché et finalement j’ai réussi à la dépasser. J’en suis à la 116 et ça avance. Doucement mais sûrement et puis, la rentrée devrait m’être bénéfique. L’histoire ? Elle est un peu barrée, je vous en parlerai en … 2022!
  4. Il y a eu Mon premier salon : En fin de compte, mon premier salon aura été Les belles pages de Guéthary. J’avais bien pensé à vous faire un minute par minute mais il n’aurait pas beaucoup changé des autres minute par minute. Il y a eu des insomnies, des séances de respiration et de coaching par mes filles, des essayages, une décision pour un jean et un joli top, puis au matin, à cause de la pluie, j’ai couru acheter une veste en laine à rajouter. J’ai commencé par un brush, puis fait une queue de cheval. J’avais 27 livres en stock et voulait en vendre au moins 10, j’avais le challenge d’adresser la parole à Isabelle Carré, de sourire beaucoup et ne pas me sentir comme une crotte à côté de Beigbeder. J’ai beaucoup vendu (rien de comparable avec I. Carré mais j’ai dépassé mes objectifs), j’ai fait la connaissance d’un auteur édité en ME originaire de Bayonne, Beigbeder ne s’est pas montré sous le chapiteau donc je me suis sentie plutôt bien et j’ai offert Les Mèreveilleuses à Isabelle Carré, très émue et rougissante.
  5. Pour terminer je voudrais remercier mes ami-e-s venu-e-s à ma rencontre à Guéthary,ceux qui m’ont envoyé un petit mot et qui étaient là, quelque part à mes côtés, petis fantômes bienveillants. Merci aux lect-rices-teurs qui mettent un petit mot sur Babélio ou Amz au sujet de Les Mèreveilleuses, celles qui m’envoient des photos du livre (y a que des filles), qui l’offrent et en parlent autour d’elles. Merci parce que grâce à vous, l’aventure continue.

  • Pic from Unsplash

2 commentaires sur “En vrac et pas dans l’ordre (de rentrée)

  1. très bel « en vrac » … Merci. Je te rejoins totalement, en tous points, sur V. Grimaldi, encore que celui-ci m’ait plutôt bien plu, et que j’ai trouvé moins de « pirouette-bon mot » que dans les deux précédents. J’ai aimé aussi V Perrin, celui d’O Ruiz est en attente ici.
    Drôle de syndrôme, celui de la page 90 … moi, depuis juin, j’ai attrapé la maladie de la page 115 … j’en parlerai bientôt.

    Allez, je retourne remplir les documents de rentrée ! merci pour la pause offerte !

    Aimé par 1 personne

  2. Je me rends compte que mon message sur ce post n’est jamais paru! Alors je recommence …
    Dans les lectures, j’ai été étrangement surprise de voir le sujet d’Olivia Ruiz , il me semble que ça ressemble beaucoup au projet de livre de quelqu’un..Non? . j’ai lu l’avant dernier de VG, j’ai pas aimé du tout du tout. Du coup comme à chacune de mes lectures , je suis tellement déçue , j’attends que le suivant sorte en poche , donc j’avais prévu d’attendre pour celui ci mais tu vas peut être me faire changer d’avis! ; par contre j’ai découvert avec beaucoup de bonheur « un tout petit rien «  de C Anseaume, j’ai adoré. Et j’ai décidé de m’attaquer à certains classiques de la littérature, j’ai donc recommencé «Memoires D’une jeune fille rangée «  de S de Beauvoir. Et je me suis sorti la liste des 100 livres incontournables selon Télérama , histoire de me donner des idées.

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