Les pages du matin

Je m’essaie aux Haïkus. Je n’y comprends rien du tout. 17 syllabes en tout. Parfois plus. Ou beaucoup moins. Une césure au milieu. Pour changer le sens. Une respiration, pour fabriquer du flou. Que le français abhorre. Que le japonais adore.

Je m’essaie aux Haïkus et je pense à papa. Ses bonzaïs répartis chez chacun d’entre nous. Dans mon jardin ils lancent leurs branches à tort et à travers et se moquent de moi, derrière la fenêtre.

Je m’essaie aux Haïkus. Peu importe qu’il gèle ou que le soleil tape, c’est bien moins encombrant que des bonzaïs et moins triste aussi de les voir faner.

Je m’essaie aux Haïkus. Je ne suis pas douée, c’est tout. Et la photo n’a rien à voir du tout. C’est normal, c’est un Haïku. Et je déchire tout.

Pic by Chewy on Unsplash

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