Dans ma Kindle

Ça fait un petit moment que je ne suis pas venue vous raconter mes lectures. Il faut avouer que ce n’est pas cette année que je vais battre des records de livres engloutis. Je ne vais pas m’attarder sur cette difficulté à entrer dans un livre, parce que je l’explique essentiellement par le fait que j’ai entièrement écrit deux romans en 2020, finalisé Les Mèreveilleuses et que j’en ai commencé un autre. J’ai aussi participé à trois ateliers d’écriture, alors il me semble que c’est une bonne explication : l’écriture prend plus de place dans ma vie que la lecture. Quand j’écris, je ne lis pas. Ou peu et le plus souvent, si j’ai besoin de lire, je relis un livre que j’ai aimé ou je lis de la poésie.

Donc récemment j’ai lu :

Le dernier Margaux Motin : Le printemps suivant.

Difficile, ici au Pays Basque, de passer à côté ! D’abord, parce que quand il était possible de circuler en ville, joyeusement le nez au vent, sans problématique liée à l’heure ou à la distance à respecter, on tombait très souvent sur une affiche la montrant, assise en pull rouge et toute souriante, pareille à la couverture. Mais, de toute façon, même s’il n’y avait eu aucune pub, je l’aurai acheté. Parce que je suis fan de Margaux. Bon. Quoi dire quand on sait que je possède tous ses albums (ah oui, c’est un roman graphique), qu’un de ces dessins a fait que j’habite aujourd’hui à Bayonne, que j’avais adoré La Tectonique des plaques, son précédent album qui date d’il y a sept ans? Pour parler un peu de son travail : Margaux « écrit-dessine » des bd d’autofiction. Elle met en scène sa vie, à l’origine trentenaire vivant à Paris, un peu fofolle et dingue de mode, mariée puis qui se sépare et retrouve l’amour entre les bras de Pacco, Luzien (habitant de Saint Jean de Luz), dessinateur lui aussi. Bon, qu’est-ce qui me plait tant dans ses livres ? C’est très simple : le fait qu’en parlant d’elle, elle s’adresse à tout le monde. Les péripéties qui lui arrivent sont les mêmes que celles par lesquelles nous passons toutes. La force de Margaux ? On se retrouve toutes dans son histoire. Très souvent j’ai dit « mais c’est pas possible, il y a une caméra chez moi, ou quoi? » J’ai beaucoup souri et même ri. La fin, qui prépare au tome 2, ne m’a pas fait peur parce que, moi, qui suis une éternelle romantique je sais parfaitement que ça ne se termine pas comme ça 😉

Malgré tout de Jordi Lafebre :

Autre roman graphique. Je l’ai vu passer plusieurs fois sur mon fil IG et le thème résonnait si fort en moi que je suis sortie l’acheter la veille du reconfinement. C’est l’histoire d’un amour à rebours. Une passion platonique mais éternelle entre deux êtres. D’un côté, il y a Ana. Sexagénaire charismatique, ancienne maire tout juste retraitée, mariée et maman. Une battante au grand coeur qui impose le respect. De l’autre, il y a Zeno. Célibataire endurci, libraire proche de la retraite et doctorant en physique qui aura mis quarante ans pour terminer sa thèse. Le pari du dessinateur : raconter une histoire à rebours! Pari génial ! L’histoire d’amour commence au chapitre 20 et termine au 1. Génial sauf que j’ai été absolument incapable de le lire de cette façon. Je l’ai donc lu de la fin au début. Je dois être légèrement psychorigide …

Fille de rouge de Isabel Alonso

Fille de Républicains espagnols, Isabel Alonso raconte essentiellement à travers ses écrits la guerre civile en Espagne. Ici il s’agit de la vision de la petite fille, née en France mais stigmatisée comme étrangère dans la cour du collège. Elle y raconte le passage de la puberté et la naissance de la conscience féminine. Ce n’est pas le livre d’elle que j’ai préféré, mais il sera dans la biographie de mon prochain roman.

Le cake au citron d’Emmanuelle Ryser

J’avais envie de lire ce livre parce qu’il s’agit du pendant à Semer des Graminées. L’auteure a perdu sa mère d’un cancer du pancréas. L’écriture est un peu acide (comme le citron), écrit à la deuxième personne du singulier (comme Semer) pourtant, je suis incapable de vous dire si je l’ai aimé ou pas. Aujourd’hui, il ne m’en reste pas grand chose, je vous en parle quand même parce que ma « jalousie » à voir un texte édité par une ME a peut-être fait un travail de sape dans mon jugement. Il a en général de très bons retours, à vous de voir.

J’en ai aussi abandonné deux dont celui d’une écrivaine que j’adore en temps normal. Je vais donc en retenter la lecture parce que c’est peut-être lié à moi et à la période. Il y a aussi celui d’un écrivain avec qui j’ai fait un atelier d’écriture que j’avais adoré. Comme quoi ….

8 commentaires sur “Dans ma Kindle

      1. Ah ! je ne disais pas ça pas rapport au titre de ta chronique, que j’apprécie beaucoup : moi aussi je lis sur ma tablette depuis quelques années . Mais plutôt parce que il va falloir que j’accepte de mettre mes lunettes pour les 2 romans graphiques recommandés! 😉

        Aimé par 2 personnes

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