Cadavres exquis confinés #4

Règle du jeu : m’envoyer ici en commentaire, ou sur ma story IG, une phrase (une seule), le titre du livre et l’auteur (ou le magazine) dont la phrase est issue pour, qu’à la fin de la journée, j’en fasse toute une histoire. Le pari vous tente ? C’est parti : vous avez jusqu’à ce soir (samedi) 18h.

À 19 heures rendez-vous ici et dans ma story IG pour le résultat. Eh puis, plus on est de fous plus on rit. Des bises, bon samedi.

ps : ok, cette semaine vous avez le droit d’être en colère parce que je ne suis pas venue ici ….

Le cadavre exquis du jour

La terre est, dit-on, un jardin fort mal ordonné. La première chose qu’il faut comprendre à propos de l’univers, c’est qu’aucune situation n’est « bonne » ou « mauvaise ». Le travail de l’écrivain consiste à utiliser les outils de sa boite à outils pour les extraire du sol, aussi intégralement que possible, en laissant les reliques aussi intactes que possible. Plusieurs fois, de ses doigts, il desserra le col de sa chemise pour libérer son cou, sa rigidité le gênait. Il était maintenant à quatre pattes et tentait de rattraper le contenu de son attaché case renversé sur le trottoir. Une seule circonstance grave aurait suffi pour mettre en péril tout son univers sentimental. Plaire aux hommes est un art compliqué, qui demande que l’on gomme tout ce qui relève du domaine de la puissance, amis soudain le ciel rougeoya comme barbouillé de sang frais. La lumière du jour n’en finissait pas de s’infuser dans le ciel. Le lundi, Hugh laissa Sybil au lit, avala un rapide petit déjeuner avec la Duche, qui s’était levée de bonne heure dans ce but, et partit pour Londres à sept heures et demie. Chloé avait raison, ce n’était ni une catastrophe ni la fin du monde, c’était juste que Louane allait devoir supporter pendant quelques jours les missiles surpuissants de son père. L’histoire aurait pu s’arrêter là…

Stephen King ; Ecriture Mémoires d’un métier

Virginie despentes King Kong théorie

Youri Rytkkèou – L’étrangère aux yeux bleus

Bruno Combes je ne cours plus qu’après mes rêves

Neale Donald Walsch – Conversation avec Dieu

La valse lente des tortues – Katerine Pancol

Elizabeth Jane Howard – Étés anglais

Henri Bernardin de saint pierre – Du jardin d’éden à l’intuition de la biosphère

NL : prochain roman

Dulce Chacon – Voix endormies

2 commentaires sur “Cadavres exquis confinés #4

  1. « Et tant qu’à imaginer des choses, je préfère que tu imagines l’Allemagne. »
    tirée de « Comme un empire dans un empire », d’Alice Zeniter.

    J'aime

  2. « Le lundi, Hugh laissa Sybil au lit, avala un rapide petit déjeuner avec la Duche, qui s’était levée de bonne heure dans ce but, et partit pour Londres à sept heures et demie. » Étés anglais de Elizabeth Jane Howard
    Et voilà ! Bon dimanche !

    Aimé par 1 personne

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