En vrac et pas dans l’ordre

1) Je vous l’avais déjà annoncé mais aujourd’hui c’est officiel : Les Mèreveilleuses va être réédité sous la bannière des éditions Lemart et il sortira le 10 juin 2021 avec une toute nouvelle couverture dont je ne sais encore rien. Et d’ailleurs, ça m’inquiète cette histoire. Parce que voyez-vous, en bon auteur indépendant que je suis, je n’ai pas vraiment l’habitude de déléguer les décisions quant à mes livres. Oui, je sais, vous allez dire que je ne sais pas ce que je veux, que je suis vraiment chiante quand même depuis le temps que je cours après une maison d’édition… et vous n’aurez pas tort, oui c’est vrai je suis un peu chiante, mais on est d’accord, une couverture c’est vraiment très important. Alors, je l’attends. On m’a dit mi décembre mais le retard est une habitude que j’ai appris à dresser. Ou bien est-ce l’attente dans laquelle je suis passée un maître incontesté.

2) J’ai envoyé mon prochain roman à un dizaine de maisons d’édition. Deux semaines que j’attends. Toujours et encore. Ça me saoule, si vous saviez… Il s’appelle XXX et je meurs d’envie de vous en parler… Si une des deux ME décide de l’éditer, je n’ai aucune idée de la date à laquelle ils vont le faire, mais si personne ne le prend sous son aile, il sortira pour le 14 février 2021. Et le 14 février, c’est demain. Pourquoi le 14 février? Parce qu’une fois n’est pas coutume, ce livre, c’est une histoire d’amour. Et puis, alors que j’écris cette phrase, ChériChéri me dit, « mais pourquoi tu dis ça ? Tu n’écris que des histoires d’amour. » Je ne l’avais pas vu sous cet angle, mais il a peut-être raison…

3) Elle m’a envoyé un message « pourrait-on se rencontrer ?  » On était un jeudi et j’ai répondu « Ok » et puis le soir même à 22h et des poussières, je lui ai envoyé le manuscrit du livre qu’elle m’avait inspiré. Il était temps. Je ne pouvais plus surseoir à sa demande, cela serait devenu suspect. Elle, c’est Camille dans Anatomie d’une histoire d’amour, mon prochain, prochain roman (je ne sais pas si vous arrivez à suivre??). C’est assez étrange de proposer à la lecture quelque chose sorti de vous mais inspiré de quelqu’un d’autre, surtout quand vous en avez fait quelque chose qui n’était pas prévu. Alors bien sûr je me suis inquiétée. J’ai tremblé et suis allée au rendez-vous presque à contre-coeur car je n’avais aucune nouvelle. Mon esprit fâcheux a commencé à élaborer des théories qui l’étaient tout autant (fâcheuses) : elle détestait ce livre, me sommait de ne jamais le publier, elle allait entrainer des poursuites à mon encontre, parce que franchement c’est quoi ce torchon. On s’est assises sur un banc face à l’océan, elle a ouvert un thermos et versé une tisane dans deux jolies tasses. « J’ai adoré » elle a dit. « Bon, je n’ai pas encore terminé, il me reste 40 pages, mais vraiment j’adore ». Un sourire s’est installé sur mes lèvres. « vous n’avez pas lu la fin, attendez pour voir, parce qu’un glissement s’opère et ça part un peu en vrille ». Elle est restée perplexe en répétant qu’elle adorait. Et puis quelques jours après j’ai reçu un mail avec juste en objet « J’ADORE ».

3) En ce moment, j’écris sur la guerre d’Espagne (le prochain, prochain, prochain roman) à partir de lettres et de poèmes du grand-père de ChériChéri. Sur Facebook j’ai appelé à l’aide pour trouver quelqu’un susceptible de les traduire et depuis, Amanda et moi nous échangeons autour de ces textes. J’ai beaucoup lu sur le sujet, parce qu’il faut bien avouer que je ne connaissais pas grand-chose à la guerre d’Espagne (je vais devenir incollable). J’ai parfois été abasourdie de découvrir les histoires des un.e.s et des autres. J’ai halluciné quand j’ai compris qu’aujourd’hui, beaucoup de jeunes espagnols ne savent pas que Franco était un dictateur. Depuis quelques jours des personnages sont entrés dans mon bureau. Il y a Dorotéa, Libertad, Sol, Carmen et Nuria. Il y a Julio, Crescencio, Ricardo et Andres. Ça parle fort dans mon bureau, ça chante et ça danse la Sévillane, ça claque des talons et ça regarde le ciel avec inquiétude en essuyant ses yeux avec le bout de sa robe. Le squelette est en train de prendre forme et 70 pages sont déjà écrites (je suis à 20 pages du seuil fatidique où j’ai besoin de le faire lire : tenez-vous prêtes mesdames). Étonnamment cette fois ci les chapitres ne s’écrivent pas dans l’ordre chronologique. Ils sont comme des tableaux et j’espère que tout au bout ils réussiront à former un grand tout. Ah oui, une petite chose, si vos parents ou grands-parents sont arrivés en France à cause de la Guerre d’Espagne, j’aimerais bien entendre vos histoires.

Allez, sur ce, je file enfiler ma robe rouge à pois noirs tout en volants. Des bises.

Ps : quand j’étais petite, cette robe, c’était mon kif absolu. Je crois que j’en ai eu une. Je crois seulement parce que parfois mes souvenirs se trompent et prennent mes rêves pour une réalité.

Pic by Kazuo Ota

11 commentaires sur “En vrac et pas dans l’ordre

  1. Ça fait plein de bonnes nouvelles l’air de rien tout ça. 😉
    Ah cette robe 💃🏻. Je la badais aussi quand j’étais petite, c’était celle de la collection de poupées dans une vitrine chez ma Grand mère Carmen, dans la même vitrine que la paire de castagnettes magnifiques mais qu’on n’avait pas le droit d’essayer. Du côté de ma maman je ne connais hélas pas trop l’histoire familiale, peut être trop de drame, c’est très secret.

    Aimé par 1 personne

Répondre à Claude Annuler la réponse.

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.