Dix trucs de maman d’enfants devenus grands

Je sais. Je vous avais plus ou moins promis de venir ici de façon plus régulière. Je sais. Mais bon, on ne va pas revenir sur le sujet. Et puis le matin file à toute vitesse. Et ici, je n’écris que tôt le matin quand les mots glissent sans effort de quelque part jusqu’à mes doigts. Enfin, en règle générale.

Voilà, à part ces considérations extrêmement importantes au sujet de l’heure à laquelle écrire sur un blog, je me faisais la réflexion il y a quelques jours, alors que ma maison était remplie de mes enfants, qu’après toutes ces années de parentalité, être mère se résumait finalement à des choses assez simples. Quand mon gros ventre et moi lisions Laurence Pernoud il y a trente ans, être mère nous semblait bien compliqué et pourtant, j’ai appris qu’il n’y a pas grand chose d’autre à faire que de suivre son coeur. J’ai déjà fait un articles dans ce genre quand mes enfants étaient plus jeunes, mais je ne l’ai pas retrouvé. J’ai tout de même voulu savoir si les choses avaient changé. Si avec des enfants grands les choses changeaient.

– 1 – Je n’ai toujours pas besoin de thermomètre pour mesurer la fièvre d’un de mes quatre enfants. Je n’ai pas besoin de poser ma main sur leur front, non plus. Non, moi madame, je me sers de mes lèvres. Un petit bisou en passant et j’annonce à quelques dixièmes de degrés près leur température. Ils s’empressent toujours d’aller vérifier en posant le canon du thermomètre sur leur front, mais je ne me trompe jamais. Le bip ne fait que confirmer mes dires. Ça fait marrer tout le monde sauf Mister T qui aimerait bien de temps en temps que je me plante pour lui éviter une journée de collège. J’ai bien essayé de négocier cette compétence auprès d’un patron quelconque, mais il parait que ça ne se fait pas de poser sa bouche sur le front des gens (même sur les amoureux de ses enfants ça ne se fait pas, il parait).

– 2 – Je sais quand l’un de mes enfants ne va pas bien, même s’il n’a aucune fièvre et que ça n’a rien à voir avec son état de santé. Il en va d’un regard, d’une intonation de l’autre côté du téléphone, d’un pas plus ou moins lourd, d’un soupir. Peut-être est-ce ça l’instinct maternel ? À vrai dire, je ne sais pas vraiment. Peut-être est-ce une déformation professionnelle de l’ancienne DRH qui savait déceler l’anguille sous la roche ?

– 3 – J’ai dans la tête une sorte d’agenda géant de tous les rendez-vous importants pour mes enfants. Ou tout du moins pour ceux pour lesquels ils m’ont mise au courant. Je pense toujours à leur demander comment ça s’est passé. Et même que parfois j’évite de prendre des rdv en même temps qu’eux.

– 4 – Je suis capable de préparer un repas pour huit avec pas grand chose en un minimum de temps. Même huit adultes. Parce que soyons clairs préparer à manger avec presque rien pour 4 enfants c’est assez simple, pif, paf pouf emballez c’est pesé même des pâtes basiques à rien, ça leur convient. Avec des adultes c’est plus compliqué (enfin, chez moi) et là où ça frise l’exploit, c’est que c’est souvent délicieux et très instagramable. Je suis capable de faire environ 35 recettes de pâtes différentes (j’ai compté), des risottos sans riz à risotto à vous faire pâlir d’envie ou des pommes de terre de mille façons, des trucs de dingues avec une boite de sardines à l’huile ou du thon au naturel, avec une pâte à tarte ou des pois chiches. Et quand il n’y a rien de tout ça ? J’invente avec ce qui me tombe sous la main.

– 5 – Dans le même ordre d’idée, je fais les courses pour huit en un temps record (mais plusieurs fois par semaine)

– 6 – Je sais quel produit capillaire utiliser pour n’importe quelle tête. Je ne suis pas tout à fait certaine que ce soit une compétence maternelle, mais mes rejetons ont les plus beaux cheveux que je connaisse. Et leurs amoureux aussi.

– 7 – Je suis capable de savoir quel est l’enfant qui se penche sur moi même quand je ferme les yeux. Il en va d’une odeur, du toucher d’une peau ou d’une façon de le faire et je ne me trompe jamais. En revanche avec la voix c’est plus compliqué, au fur et à mesure que mes filles grandissent elles prennent la même voix (vivement que Mister T qui mue prenne celle de son frère).

– 8 – J’ai appris que si mes enfants s’engueulent entre eux, la seule chose à faire est de quitter la table et de les laisser trouver leurs solutions.

– 9 – En vacances, quand nous partons tous ensemble, j’ai toujours le truc qui leur manque. Un produit, un accessoire comme une aiguille et du fil (si) (mais c’est pas moi qui recouds le bouton), la batterie de téléphone supplémentaire, un roll-on anti stress, le produit à boutons miracle …

– 10 – Je sais toujours quoi leur préparer avant qu’on ne s’installe sur le canapé pour papoter. Le plus souvent c’est un grand verre de coca, mais de façon très étonnante, si je propose un chocolat chaud, un Earl Grey ou une verveine du jardin, ils me diront « oh c’est exactement ça dont j’avais besoin… »

-11- Je tourne sept fois ma langue dans ma bouche. Ça, ça m’a pris du temps, mais de temps en temps (et de plus en plus souvent) j’y arrive. Je sais ce dont il ne faut pas parler, je sais attendre le bon moment, je sais déléguer pour que quelqu’un d’autre demande à ma place (une sœur ou un frère par exemple car le père est à la même enseigne que moi). J’ai appris à lâcher du lest, à ne pas tout savoir d’eux, parce que c’est ça, la vie de parents, leur laisser vivre la leur.

Pic by Kendall Scott on Unsplash

4 commentaires sur “Dix trucs de maman d’enfants devenus grands

  1. Je partage avec toi les compétences 1,2, 3, 7 et 8, et la 11 est encore en cours d’apprentissage ! Pour le reste, chapeau, tu es bien meilleure que moi ! Des bises à toi et ta petite famille. 😉

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  2. J’en ai qques unes en commun mais je crève de jalousie pour ta 4, même si les miens ne sont pas difficiles à contenter j’ai vraiment du mal à improviser les trucs.

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  3. A part organiser mon agenda en tenant compte des impératifs de tous et préparer des repas avec des plats compatibles avec chacun ( ce qui demande une sacrée dose d’adaptabilité quand on a à la maison une végétarienne n’aimant pas le fromage et les légumes cuits à l’occidentale et un viandart qui ne jure que par le magret de canard ) ce qui me rapproche de ta capacité à organiser des repas pour 8 , pour le reste je n’ai aucune de tes qualités. Ah si je reconnaît immédiatement quel enfant se penche au dessus de mon épaule mais je crois que je pars avec un petit avantage ! 🤣 alors bravo pour tout ça 😉

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