Le générique

Samedi matin, je vous ai fait un super article. Quelque chose d’amusant et de tendre, une bafouille comme il y a longtemps que je n’en avais pas fait ici. J’ai trouvé une jolie photo et j’ai tout envoyé. Heureusement, Christelle suivait pas loin derrière, parce que c’est elle qui m’a dit qu’il y avait un problème : le texte avait disparu.

Je l’ai cherché partout. Derrière tous les vieux meubles installés ici, sous la poussière, dans la poubelle… et rien. Je ne l’ai pas retrouvé. J’ai pensé que word press, jaloux de ce magnifique texte, et étonné que je revienne ici après tout ce temps me l’avait avalé. Gobé. Ingurgité. Peut-être réapparaitrait-il dans la journée ? Le week-end ? Force pour moi de constater que non. Il n’a pas réapparu. J’imagine mon texte errant dans les limbes d’un internet inconnu. Peut-être a t-il atterri chez quelqu’un d’autre? Quelqu’un qui parle de cuisine ? Chez une fashionista qui montre ses gambettes ?

Ce matin, j’aurais eu envie de retrouver chaque mot. Chaque virgule. Chaque image. Mais je sais que c’est impossible. Quand j’appuie sur envoyer, j’efface tout de mon disque dur personnel. Je passe à autre chose. je ne m’encombre pas.

Alors, je vous le raconte sans chichi et sans tralala : en avril dernier, alors que mon manuscrit avait déjà été pris par Eyrolles, j’ai participé à un atelier chez @lesmots. J’ai une manie : j’adore les ateliers d’écriture. Ils me permettent de rencontrer des gens, d’apprendre de nouvelles choses, de me conforter à d’autres auteurs. Et puis, je déteste la solitude de l’écriture. En général, je fais deux ateliers par an. Cette semaine là, c’était un atelier de chansons avec Jérôme Attal (pour les paroles) et Jon Norris (pour la musique). Lors de la présentation des participants, quand on m’a demandé ce que je souhaitais écrire j’ai répondu : « un générique pour mon futur roman ». Tout le monde a dit « ah super! », peut-être sans vraiment y croire, mais je l’ai écrit. Mon générique. D’habitude j’ai une play-list (que j’ai encore cette fois-ci avec tout de même des perles dont il faudra que je vous parle… ) mais cette fois-ci pour des raisons inhérentes au texte même du roman, j’avais besoin d’un générique.

Bref, comme toutes les autres chanson écrites pendant l’atelier, elle a été enregistrée lors du boeuf organisé à la fin de la semaine, chantée par Jon qui a également composé la musique, et depuis, je l’écoutais de temps en temps. Pour moi toute seule.

En octobre, je me suis décidée à en parler à mon éditrice qui a trouvé l’idée formidable. Il fallait la faire réenregistrer pour effacer toutes les scories dues au Live, ce que Jon a fait avec une extrême gentillesse et un talent certain. J’avais dans l’idée de mettre un QR code à la fin du livre pour que les lecteurs puissent l’écouter gratuitement, honnêtement, je ne sais pas s’il y sera, parce que tout a pris un peu de retard et que l’impression, ça n’attend pas.

Vendredi, la chanson est sortie sur les plateformes d’écoute. Ça m’a fait tout drôle. La chanson s’appelle Des papillons sous oxygène, ce qui n’est pas très original mais comporte l’énorme avantage de faire connaître le roman éponyme. Je vous laisse l’écouter et si le cœur vous en dit, revenir me dire ici ou sur IG ce que vous en pensez. Ça me ferait très plaisir.

Je vous embrasse,

Pic by Brett Sayles on Pexels

2 commentaires sur “Le générique

  1. Super générique, il me tarde tellement de le lire ce roman, j’avoue que j’ai fredonné tout le we, tout comme j’ai récemment changé la photo de ton profil il se pourrait que je change ta sonnerie (si j’arrive à faire la manip 😉)

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