Les pages du matin en vrac et pas dans l’ordre sur le manuel de l’auteur anonyme

Cinq jours. Voilà le temps qu’il m’a fallu pour venir vous présenter mes voeux.

Je ne compte pas les débuts d’articles jamais terminés qui squattent les brouillons de WordPress depuis plusieurs semaines, ni les voeux tout prêts sur internet que je suis allée reluquer en pensant que ça irait peut-être, tout en sachant que non, ça n’irait pas du tout. Depuis, presque deux ans maintenant, c’est comme si un gros chien attendait en montrant les dents devant la porte de mon blog, me faisant renoncer à entrer.

Je voudrais tellement retrouver le bonheur, la joie et la folie qui me prenait quand je posais mes doigts sur le clavier pour vous écrire, quand je cherchais la photo idéale pour illustrer l’article et que je furetais dans les tiroirs pour trouver de quoi vous amuser, mais je dois bien admettre, qu’il n’y a rien à faire. Rien ne trouve grâce à mes yeux. Vous parler de quoi d’abord ? Je n’ai plus d’anecdote rigolote sur Mister T qui a bien grandi et rechigne à être l’un de mes héros favoris et brandit au moindre sourire de ma part un « ça, t’en parle pas ! » que je ne peux pas transgresser. Les grands volent de leurs propres ailes et je ne sais d’eux que ce qu’ils veulent bien me raconter et à part inventer leur vie loin de leur mère, je ne vois pas quoi vous dire.

Les affres de la Quinqua Power qui ont fait les beaux jours du blog se sont dissipés (et franchement, j’aime autant ça) et mes pérégrinations en tant qu’aspirante écrivaine n’intéressent pas la stratosphère. Je crois même au contraire: la stratosphère, elle s’en contrefout. Moi qui adorais vous parler du choix du titre d’un livre, de sa couverture et de sa quatrième, je suis en panne sèche et me demande à quoi bon. Il faut dire que c’est un cercle vicieux : moins j’écris, moins je suis visible et moins j’ai de lecteurs. Je ne regarde même plus les statistiques les jours de parution. Je me fais penser à ces animateurs de télé le lendemain d’une spéciale qui pleurent au fond de leur lit du peu d’audimat qu’ils ont réalisé. OK, j’en fais trop, je sais qu’il s’agit surtout d’un désamour des blogs. Un format qui demande des efforts au lecteur. Imaginez un peu : il faut lire ! et beaucoup de blogueurs ont eux aussi jeté l’éponge pour se consacrer à des formats plus succincts.

Me voilà donc, au bord de la route. À regarder les nuages passer alors que Des papillons sous oxygène sort dans moins d’un mois maintenant (le 3 février pour être précise)

Tant que j’y suis, je pourrais vous en parler, non ?

Oui, vous avez raison. Des papillons sous oxygène, ça parle des amours au long cours. De ces couples qui tiennent encore après des dizaines d’années à se réveiller côte à côte. Ça parle de ces moments où, un matin ou le soir, en plein soleil ou sous le crachin, l’un des deux décide de façon unilatérale que c’en est terminé. Ça raconte ce qu’il se passe quand l’autre ne renonce pas…

Vous voulez que je vous mette la quatrième de couverture ? Ok, puisque vous insistez (et qu’en vrai j’en suis très fière):

« Adrien ne s’en remet pas. Tina ne l’aime plus. Tina le quitte. Dans sa tête c’est pourtant clair : celle avec laquelle il vient de partager les trente dernières années est la femme de sa vie. Passée la sidération, Adrien décide de reconquérir Tina. Elle ne sent plus les papillons dans le creux de son ventre ? Qu’à cela ne tienne, il est prêt à les mettre sous oxygène ! Si tomber amoureux n’est pas bien compliqué, le rester l’est davantage. Son plan est radical, aussi romantique que suicidaire : kidnapper Tina, fuir en camping-car et revisiter les lieux de leur histoire d’amour. C’est facile, Tina, il la connait par coeur. Mais si la vie était une comédie romantique, ça se saurait ! »

Alors, l’idée vous plait ? Je l’espère !! Pour ce roman, j’avais envie de héros qui n’avaient ni trente ni quarante ans, mais un peu plus, de personnages qui abordent le fameux tunnel de l’invisibilité des cinquante ans. Je ne voulais pas non plus d’histoire où l’on tombe amoureux (c’est d’une banalité absolue 😉 ). J’avais envie de vous raconter une histoire simple de gens normaux avec des métiers classiques dans une ville de province. Ah, bon, ça ne vous fait pas rêver ? Attendez un peu… J’avais envie d’humour, de tendresse mais aussi de montrer que la passion, elle est là, même si elle est bien cachée, elle est là, à portée de lèvres, dans un pyjama déguenillé ou l’envie folle d’en changer, elle est là, il suffit de la réveiller et avec elle, les papillons dans le ventre. J’espère que vous vous reconnaitrez dans Adrien et Tina, l’un qui ne veut rien changer et l’autre qui met un coup de pied dans la fourmilière, j’espère que si vous aussi, si vous en avez besoin, vous réussirez à réveiller les papillons.

Tout au long de la correction, mon éditrice m’a dit : mais c’est quoi le secret, dites-nous, c’est ça qu’on veut savoir. Ce à quoi je répondais qu’il n’y avait pas de secret, que s’il y avait une recette, tout le monde la connaitrait. À la fin de notre travail ensemble, elle m’a dit  » c’est bon, maintenant je sais, merci ». C’était déjà une belle récompense.

Il faudrait aussi que je vous reparle de la chanson écrite comme un générique pour le roman parce qu’Adrien prétend que temps qu’il n’y a pas le mot fin d’écrit tout en bas de la page, rien n’est jamais fini. Je vous laisse l’écouter et me dire ce que vous en pensez. Ça se passe . Bien sûr, le roman a aussi une play-list et je suis en train de travailler sur le book-trailer, mais vraiment ? Est-ce que tout ça vous intéresse ?

Alors voilà, je me retrouve le 5 janvier 2022 à vous écrire un post assez bizarre qui parle de Happy Halloween, bonnes fêtes, joyeux noël, bonne année et de papillons. Dans le ventre.

À un de ces jours, peut-être, ou pas. Je vous embrasse (avec les consignes en vigueur : de loin et avec un masque)

En bonus une photo de moi qui fais semblant de lire les Papillons sous oxygène (en vrai je l’ai lu au bas mot plus d’une centaine de fois, ça suffit maintenant mais je peux vous assure que ce bouquin est formidable 😉

6 commentaires sur “Les pages du matin en vrac et pas dans l’ordre sur le manuel de l’auteur anonyme

  1. Et bien bonne année et bravo pour la sortie du livre! J’espère que tu retrouveras le goût de venir écrire ici moi j’aime te lire ! Bises

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  2. je suis effectivement moins sur les blogs, mais guère plus ailleurs derrière un clavier, je n’ai simplement pas le temps… et sur le peu de temps que j’ai, j’ai surtout envie de réinventer chaque jour la vraie vie, loin des écrans, pour mes loulous, pour ma famille. Mais je te suis, ici et là, comme je peux.
    Je te souhaite le meilleur pour 2022, j’ai hâte de lire l’histoire de tes papillons, qui – j’en suis sure – d’un coup d’ailes, repousseront les autres livres en attente, pour prendre la première place.
    A très vite !

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  3. Bonjour, bonne année à toi, ta famille, ton blog, ta plume !
    Moi j’aime bien passer par ici et je ne me lasse pas : ni des affres de la quinqua power (j’y rajoute la découverte d’appartenir à la catégorie la plus âgée des participants et participantes à un trail, la semaine passée), ni des humeurs, ni surtout de la découverte des coulisses de l’écriture.
    Et vivement l’envol des papillons !

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