Quinqua Power : Les 10 commandements

Suite à la demande générale de … une personne (merci Christelle02) j’ai décidé de publier à nouveau les posts sur la Quinqua Power attitude. N’allez surtout pas imaginer que je manque d’imagination. Ni même que je n’ai rien d’autre à raconter. Non, ce n’est pas ça du tout. C’est juste qu’on me parle si souvent de ces articles que j’ai pensé que ce serait amusant de les sortir du placard quelques années après pour voir si quelque chose a changé. Tadam ! Voici donc les 10 commandements de la quinqua (cru 2022, vus par moi. 53 ans et demi passés.)

  1. Tu occuperas le territoire : En trois ans j’ai donc découvert que le territoire de la Quinqua est XXL, n’en déplaise aux autres catégories. Il ne se résume plus à « boulot-école des enfants-trajet en voiture-gestion simultanée d’une colonie de vacances avec activités extra scolaires et respect de l’extinction des feux, supérette et bobologie ». Non, cela va beaucoup plus loin. Ou plus près de ton nombril, va savoir…mais ça fait du bien ! L’occupation du territoire peut se loger dans des choses sans vraiment d’intérêt mais qui te feront kiffer : empêcher quiconque de te piquer la place dans la file du supermarché, sur la plage étendre un plaid immense plutôt qu’une serviette de bains et sur le dance-floor, gesticuler comme bon te semble. Occuper le territoire ça peut aussi être avoir un avis sur telle situation, parce qu’on a le temps de s’informer (même si on ne connait plus les génériques des dessins animés), toujours tout ramener à sa propre expérience alors qu’on le sait bien « l’expérience est une lanterne qui n’éclaire que son propre chemin ». Étendre son territoire c’est ne plus rien s’interdire. Pas toujours facile je vous le concède quand on a été formatée dès sa plus jeune enfance à ne pas faire de vagues et à sourire (Haro sur Candy et son P* de générique). C’est rire à gorge déployée, hoqueter très fort si on en a envie, porter les vêtements et les couleurs qu’on veut (n’en déplaise à Christina), faire du roller, du Tango ou de la poterie, du parapente ou de l’escalade. Et accessoirement, si vraiment tu en as envie du yoga et de la méditation, mais ne te sens pas obligée d’en faire juste parce que tu as 50 ans.
  2. Tu forceras le respect :  Tu es celle qui a connu les voyages de sept heures en voiture sans que papa ne s’arrête une seule fois, sans qu’aucun enfant ne soit accroché à l’arrière (et même les adultes à l’avant) et que même, des fois, ton frère dormait sur la lunette arrière et ta sœur au sol. On était fou à cette époque-là ! Tu es celle qui a connu les voitures remplies de fumée de cigarette (même quand il y avait des enfants), celle qui ne lisait pas la liste des ingrédients sur les paquets de bonbons et se foutait complètement qu’il y ait des E machin, celle qui a connu la télé en noir et blanc, avec une seule chaine dont les émissions débutaient à 19 heures. Tu es celle qui a pris la pilule et fumé en même temps sans que personne ne trouve rien à redire, celle qui a commencé à aimer en pleine crise du Sida, celle à qui on a mis un stérilet tant décrié aujourd’hui, et qui ne te permet pas de savoir si tu es ménopausée ou en pré ménopause, de toute façons ça ne change pas grand-chose, ça fait plusieurs années que tu n’as pas vu le bout du nez de tes règles. Tu forceras le respect par ton silence. Oui, tu as passé l’âge de l’ouvrir à tout bout de champ et même quand tu entends les gens déblatérer des conneries plus grosses qu’eux, tu les laisses dire. C’est bien aussi d’avoir cinquante ans pour le lâcher prise.
  3. Tu diras le fond de ta pensée : Tu lâches prise mais tu parles aussi. Pas au même moment, c’est tout. Plus on vieillit plus on s’approche de l’essentiel. Et on le dit. À cinquante ans, si on ne sait pas encore ce qu’on veut (on a encore du temps devant nous) on sait parfaitement ce qu’on ne veut pas, plus. Et on sait maintenant que garder les choses pour soi n’est jamais une bonne idée. Tu le sais, tu t’es créé plusieurs maladies auto-immunes. Si tu dis le fond de ta pensée tu y mets plus de formes.
  4. Tu afficheras ta force tranquille : Des événements, tu en as vu passer. Un paquet. Des chouettes et des pas chouettes. Tu étais devant ta télé pour regarder en boucle les vagues du Tsunami ravager les plages de l’océan indien ou les tours du World Trade center qui s’effondrent. Tu as dansé sur les musiques que les quadra s’approprient en criant « c’est ma chanson, c’est ma chanson » alors que quoi,? Elles avaient 3 ans quand la chanson est sortie ? Si cette chanson est à quelqu’un, c’est bien à toi. Mais bon, tu as 50 ans, alors tu la regardes, la quadra qui saute partout. Tu la regardes avec un je-ne-sais-quoi de condescendant : manquerait plus qu’elle pense qu’elle a inventé le doigt d’honneur !
  5. Tu honoreras ton corps : salle de sport, marche, natation, régime équilibré, yoga, méditation, épilation, salon de coiffure, randonnée, surf, sieste sur canapé, vêtements de bonne qualité (maintenant que tu n’as plus tes gosses à habiller ton budget te le permet), gommage et crème pour le corps … À toi de compléter la liste.
  6. Tu riras beaucoup : d’abord parce que ça fait du bien, mais aussi parce que c’est le meilleur anti ride bio que je connaisse. Ça fait aussi moins de dégâts sur le mascara. Mais si tu as envie de verser des larmes de crocodile, fais-le, on s’en fout, n’oublie pas que ça peut aussi être une force que de savoir pleurer à bon escient. Et puis, quoi, on a 50 ans, on fait ce qu’on veut !
  7. Tu resteras sexy : Il parait qu’à cinquante ans, on a autre chose à penser qu’à être jolie ? Mais à quoi voudriez-vous donc penser ? Je vous signale qu’au rythme où vont les choses, on sera encore là dans quarante ans, alors on a tout le temps d’être rangées dans un tiroir. Ce qui est certain, c’est que plus on vieillit, plus on fait le tri dans les apparences, et je crois que ça a du bon, l’authenticité. Il y a tout de même quelques principes à garder en tête : ne pas chercher à en faire trop (genre des vêtements ultra moulants, même si notre silhouette le permet encore), ne pas chercher à « faire jeune » même si on toujours 30 ans dans la tête. Ne pas lisser ses cheveux outre-mesure : à notre âge, ils ont tendance à être plus fins et plus cassants, inutile d’en rajouter en leur tirant dessus avec des plaques (mais c’est une autre histoire que je vous raconterai plus tard si vous êtes toujours là pour me lire). Donc pour les vêtements, on peut choisir un jean brut (sans trou, je rappelle qu’on n’a plus trente ans) et l’associer avec un top en dentelle noire, une chemise blanche ou une blouse fluide portés avec des sandales à talons. Un pantalon à pinces avec un marcel ou un tee-shirt avec une inscription dessus et des talons (oui, je sais, on croyait qu’on avait passé l’âge… mais non!), une jupe avec une blouse, ou une longue robe avec des baskets. Ou des motardes. Vous avez compris le truc ? Décalez les univers ! Moi, je trouve que c’est mieux si on prend une taille au dessus de la nôtre et si on accroche lundi avec mardi sur une chemise (ouais, beh j’ai cinquante trois ans et je fais ce que je veux) et puis, chose qu’une amie vient de me rappeler : mettez du rouge à lèvres. Pas forcément rouge (ça durcit les traits) pas trop foncé (idem) mais le rouge à lèvres accroche la lumière et on en a besoin. de la lumière.Et aujourd’hui, on enlève le masque, c’est le bon moment pour s’y mettre.
  8. Tu cultiveras ton mystère : Moi par exemple, je dis que j’ai 55 ans et une double vie. Mon interlocuteur se perd en conjectures : OK elle ne triche pas sur son âge, mais qu’en est-il de sa double vie ?
  9. Tu rêveras encore : parce que tout reste possible à cinquante ans et même après. Et si je vous le dis, c’est parce que je l’ai testé ! Il n’est pas interdit de se réinventer et de réenchanter son quotidien, mais personne ne le fera pour toi. Ça, à ton âge tu l’as bien compris.
  10. Tu suivras ta passion: que tu aimes les chansons vintage ou que tu adores le tricotin, que tu te lances dans le macramé, le patchwork ou les cupcakes, partir au bout de monde ou passer une semaine sans dire un mot : fais ce qu’il te plait ! Sans te soucier du regard des autres, au moins pour te faire plaisir et être heureuse. Le bonheur, même s’il n’est pas le plus intéressant en littérature, c’est quand même ce qui nous anime le matin.
  11. Et puis : si comme le dit Florence Foresti, avoir 50 ans c’est comme avoir quinze ans avec une carte bleue … je ne vous explique pas à 53 ans et des poussières …

4 commentaires sur “Quinqua Power : Les 10 commandements

  1. Tu verras dans 20 ans… c’est pas forcément mieux, exit les talons 👠 et autres bricoles, mais c’est encore bien même si des jours tu as l’impression d’avoir 90 ans (après tout j’ai pas encore expérimenté ) , surtout d’être libérée, on a les mai 68 qu’on peut et qd on veut.
    Bonne journée 😘

    Aimé par 1 personne

  2. J’adore ton “et demi”! , je trouve que ça reflète bien le lâcher prise .
    Moi qui suis un petit peu décalée , ( j’ai vécu ta cinquantaine en terme d’emploi du temps à la quarantaine) ça me donne envie d’en avoir 60 ! 🤪

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  3. Merci pour ces publis, avec mes 54 ans et 3 mois je suis très concernée.
    Sur certains points je me reconnais tout à fait, je rêve encore beaucoup (mais je bosse pour réaliser mes rêves, c’est ça mon quinqua power), je force le respect (si je dis que chez mes grands-parents, quand j’étais petite, le sol était en terre battue et les toilettes une cabane de l’autre côté de la route, tout le monde s’incline).
    Mais sur d’autres points je suis encore loin d’avoir 50 ans : j’ai encore des enfants à habiller et nourrir à la maison (même s’ils ne regardent plus de dessins animés je le reconnais), et surtout toujours du mal à dire le fond de ma pensée et surtout à me ficher éperdument du fond de la pensée des autres (de certains autres en tout cas)…
    Je vais donc continuer à cultiver mon quinqua power, j’ai encore quelques années pour cela.
    Merci de ce partage !
    PS : oui, je veux bien tout savoir sur les cheveux après 50 ans : les miens arrivent au milieu de mon dos et commencent à blanchir sur le tour de mon visage, ma coiffeuse meurt d’envie de les raccourcir et de les colorer (j’exagère, elle n’insiste pas lourdement, mais elle me le propose à chaque fois), je résiste pour le moment et je ne suis pas très informée.

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