Règles de survie pour cheveux de quinqua

J’ai parlé de tout un tas de choses au sujet de la Quinquapower, mais je ne m’explique pas pourquoi je n’ai encore jamais abordé la problématique des cheveux. Peut-être parce que j’ai l’impression d’être à contre-courant de tout ce qui se dit en la matière ? Sans doute. Alors suis-je légitime pour le faire ? Rien n’est moins sûr, mais allons-y gaiement. C’est parti !

Il n’est pas rare qu’on m’arrête dans la rue, qu’on me dise dans une salle d’attente ou à la caisse d’un supermarché que j’ai de beaux cheveux. Aujourd’hui, j’ai envie de vous partager quelques-unes des astuces mises en place pour qu’ils en arrivent là, parce qu’il y a fort à dire à leur sujet. Entre les joyeusetés de la ménopause qui les assèchent et les fragilisent (au même titre que les ongles ou la peau), les mauvais traitements qu’on leur inflige par habitude et les préjugés imposés par la société contemporaine, nos cheveux ont souvent un peu de difficulté à respirer.

On lit beaucoup de choses à propos des cheveux des quinqua et la plupart du temps ce sont des femmes de trente ans qui donnent leur avis ou des mecs, le plus souvent, chauves. Je vous le dis tout de suite, selon moi, ce ne sont que des bêtises d’un temps révolu.

J’entends aussi souvent dire que les femmes de plus de 50 ans ne peuvent pas changer de coiffure. Ce n’est qu’une hérésie, tout est toujours possible quel que soit l’âge, du moment que c’est le choix de celle qui porte la coiffure. Faire pousser ses cheveux, les couper, dessiner une frange ou changer de couleur : foncez (et comme disait Maminette, au pire, ça repousse…)

Avec nos cheveux de quinqua, il y a quelques standards qu’on ne peut éviter. Avec l’âge, on perd de précieux pigments, la résistance de nos cheveux est mise à mal, ils sont plus raides et moins faciles à mettre en forme, notre chevelure perd de sa densité et pousse plus lentement qu’avant, elle est encore plus sujette aux influences extérieures que quand nous avions trente ans. Il se peut aussi que vous entendiez dire que les dames qui dépassent la cinquantaine doivent préférer des coupes courtes ou mi-longues. Je ne sais pas de quand date cette « règle » mais, encore une fois, la seule personne qui doit décider de votre coiffure, c’est vous et vous seule. Si vous n’avez pas d’idée, votre coiffeuse/eur pourra vous aider mais c’est vous qui devez avoir le dernier mot. Le coiffeur/se connait mieux que quiconque les volumes à privilégier pour adoucir un menton, la bonne couleur pour réhausser un teint ou les coupes plus faciles à mettre en œuvre ou plus aisées à coiffer à la maison, mais en règle générale, j’ai juste envie de vous dire : faites comme bon vous semble (mais avec quelques règles).

Règle N°1 pour Garder de beaux cheveux après cinquante ans :

Peu importe la coupe et la longueur que vous choisirez de porter tant que vos cheveux sont beaux, brillants, vivants et en pleine santé. Pour cela, il faut avant tout en prendre soin. Alors vous avez la méthode pas chère du tout – puisque gratuite – qui consiste à se masser régulièrement le cuir chevelu en faisant de petits mouvements circulaires. Cela va permettre d’activer la circulation sanguine à cet endroit, ce qui va, à terme, assurer une meilleure oxygénation des racines. Vous pouvez également agir en contrôlant ce que vous mangez. Si, si ! Le contenu de votre assiette contribue largement à la santé de votre chevelure. Donc, on privilégie des aliments riches en vitamines mais également en fer et en zinc, deux éléments qui renforcent les fibres capillaires. Inutile de préciser que dans ces deux options, vous ne vous réveillerez pas un matin en vous disant que vous avez des cheveux merveilleux.

On pensera aussi à réduire le nombre de lavages par semaine. Dans la mesure où les cheveux ont tendance à s’assécher, les laver trop souvent ne fait que les assécher davantage. Une à deux fois par semaine maxi, avec un shampooing et un soin adaptés à votre chevelure, tout en préférant les soins dits instantanés qui plombent moins le cheveu. Le masque une fois tous les quinze jours ou une fois par mois est amplement suffisant. De mon côté, je ne fais plus qu’un seul shampooing à chaque lavage car si j’en fais deux (comme le préconisent les coiffeurs), mes cheveux pendent lamentablement de chaque côté de mon visage. Je les lave une fois et demi par semaine (oui, et demi 😉

Petite astuce chinoise pour les faire pousser plus vite : frotter vos ongles les uns contre les autres quelques minutes par jour (en plusieurs fois) (ça marche, j’ai testé pour vous)

Règle N°2 : Pour une couleur éclatante.

Si l’âge durcit nos traits, nous fait perdre de la rondeur au niveau du visage et prendre des rides d’expression, je trouve personnellement que la nature fait bien les choses grâce aux cheveux. En vieillissant, ce n’est un secret pour personne, on prend des cheveux blancs et c’est parfait ! Ces petites brindilles plus claires apportent du relief et de la douceur à l’ensemble de votre chevelure. Certaines veulent les cacher à tout prix d’autres accepteront de les laisser apparents. Peu importe encore une fois, faites ce que vous voulez. Si vous souhaitez les couvrir, écoutez votre coiffeur qui vous proposera certainement d’éclaircir votre base ou de faire des mèches. Cela permet de redonner du volume et de ne pas durcir vos traits. Une couleur trop foncée ou trop uniforme n’est plus vraiment appropriée.

Les cheveux deviennent gris au fur et à mesure que la production de mélanine à l’origine de la pigmentation baisse. Le temps qu’il faut pour avoir une chevelure grise étincelante diffère entre chaque individu. En règle générale, les cheveux ne deviennent pas uniformément gris d’un coup. Moi, j’ai mis dix-huit mois sans perdre la longueur au niveau de mes épaules. L’effet bi-goût n’est pas tous les jours facile à porter. Afin de rendre la période de transition plus agréable, des mèches aux tonalités cendrées peuvent être mêlées à votre couleur de cheveux naturelle jusqu’à ce que le gris domine.

Règle N°3 : La longueur.

Si vous en prenez soin, des cheveux longs après 50 ans peuvent être tout aussi magnifiques, à partir du moment où cela vous ressemble. Comme l’a dit Karl Lagerfeld : « le mauvais goût existe car beaucoup de personnes portent ce qu’elles pensent qu’elles devraient porter et pas ce qu’elles ont envie de porter ».

Mais voir une coupe sous le niveau des épaules après la cinquantaine est depuis toujours un spectacle assez rare. Les raisons en sont multiples et elles oscillent entre les facteurs objectifs et les préjugés imposés par la société contemporaine. Oui, on peut garder les cheveux longs après 50 ans ! Soyons francs, c’est un peu compliqué du fait de leur structure capillaire (ils sont plus fins, poussent moins vite et sont plus cassants) mais en les soignant c’est tout à fait envisageable. Si vous optez pour le court, pas de souci non plus, mais mieux vaut garder un peu de volume autour du visage pour adoucir les traits. Evitez les coupes de cheveux trop strictes après 50 ans. L’entre-deux, le mi-long est parfait aussi (ok, je ne me mouille pas trop;). Optez plutôt pour une coiffure plus méchée et volumineuse, pleine de reflets lumineux. Bref, ce n’est pas parce qu’on a un certain âge qu’une coiffure est officiellement considérée comme interdite.

Règle N°4: le coiffage

La grande règle après 50 ans c’est : stop au lissage ! Et puis aussi : arrêtez d’accrocher vos cheveux serrés comme une ballerine de douze ans ! La plupart du temps les cheveux matures sont fragiles et secs. En les chauffant à outrance avec les plaques ou en les attachant tous les jours vous les endommagez et risquez de vous transformer en soleil avec des dizaines de mini cheveux tout autour du visage. Personnellement, je trouve que les cheveux très raides et/ou tirés nous font prendre dix ans, mais ce n’est que mon avis.

Si comme moi, il vous arrive de les accrocher, passez les doigts devant l’élastique et soulevez la matière pour un effet décoiffé : ce petit volume, même si vous n’y êtes pas habituée, vous ira à merveille. Évitez aussi de laisser sécher vos cheveux à l’air libre comme quand vous étiez plus jeune. Si l’eau de mer et le soleil vous donnaient un effet whaow à l’époque, la nature de vos cheveux aujourd’hui ne le permet plus (et c’est bien dommage, je suis tout à fait d’accord avec vous). Il n’y a que sous certaines latitudes que ça fonctionne (je le sais, j’ai testé) et malheureusement, ce n’est pas la nôtre !

Règle N°5 : Quels gestes ?

Les bons gestes : pré-séchez au maximum les cheveux avec une serviette puis sécher en positionnant le séchoir du haut vers le bas et passez une brosse dans tous les sens (mais toujours du haut vers le bas pour ne pas ressembler à un épouvantail). Si vous voulez conserver les ondulations que vous avez peut-être (chanceuse) séchez-les tête en bas ou avec un diffuseur. Inutile de passer systématiquement par la case brushing (les sécher ne veut pas systématiquement dire les brusher)

Les gestes à proscrire : les laver tous les jours, les laisser sécher à l’air libre trop systématiquement (ils perdent de leur brillance), les assommer de chaleur, utiliser les plaques, les tirer en arrière. Et puis arrétez de les faire « désépaissir. » Malheureusement, on n’en a plus besoin, ils désépaississent tout seuls.

N’utilisez pas de mousses coiffantes, car elles auront tendance à alourdir vos cheveux et à les sécher car elles contiennent souvent de l’alcool. Un spray coiffant ou un pschitt de laque feront l’affaire : vaporisez légèrement sur vos racines pour les décoller du crâne et ajoutez un peu de sérum hydratant sur vos pointes si vous les portez mi-longs à longs.

Règle N°6 : N’abandonnez pas les visites chez le coiffeur.

Et cela même si vous les avez longs et que vous ne faites pas de couleur. Un bon shampooing et un soin professionnels, une coupe pour éliminer la longueur la plus abîmée ou retrouver une forme, ou bien, simplement pour que quelqu’un prenne soin de vous, il n’y a pas mieux pour le moral (parole de Tina l’héroïne de mon roman « Des papillons sous oxygène » !)

Règle N°7: Et puis, faites ce dont vous envie et Karl vous dira merci.

6 commentaires sur “Règles de survie pour cheveux de quinqua

  1. Article très fouillé, merci !
    Pour ma part, à la faveur du confinement, j’ai laissé mes cheveux reprendre de la longueur malgré mon « grand âge » ( 63 ) j’ai empêché aussi ma coiffeuse de les désépaissir . Je retrouve un certain « naturel » mais je n’accepte pas encore le gris sur moi et continue les teintures . Pourtant sur toi je le trouve magnifique
    Je fais ce qui me plait, Karl m’approuverait😂

    Aimé par 1 personne

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