Les pages du matin

Ça fait un mois que je n’ai pas écrit. Vraiment écrit, je veux dire. Ici, ça ne compte pas. Sur IG non plus. Écrire ce serait faire exister un texte qui aurait un début et une fin et entre les deux quelques pages qui font serrer le coeur et pleurer les yeux. Hier, je me suis demandé si je saurai encore le faire. Par quels mots commencer. Et puis enchainer avec quoi ? Mettre des points pile à l’endroit où personne n’en mettrait. Et des virgules, aussi. J’ai beau dire qu’un auteur écrit tout le temps, qu’est-ce que j’en sais ? Peut-être que les vrais ne s’arrêtent jamais ?

À quoi ça sert les vacances ? À s’arrêter.

Ce matin un rayon de soleil se pose sur ma joue. Je sens que les chiens s’impatientent. Ils sont les mots que je freine et l’histoire que je retiens avant de commencer à l’écrire. Ils trépignent. menacent d’aller voir ailleurs. De trouver quelqu’un qui saurait mieux y faire que moi. Qui les ferait sortir au grand air. Il parait qu’ils en ont assez d’attendre. Alors peut-pêtre que demain, je lâcherai les chiens. Demain, c’est un bon jour pour leur ouvrir la porte ?

À quoi ça sert les vacances ? À attendre que le temps passe.

J’ai mis une playlist suggérée sur Spotify, et c’est la BO de L’amour en héritage qui passe. En anglais. J’avais adoré cette histoire. Je m’étais enflammée pour les personnages quand d’autres leur préféraient ceux des oiseaux se cachent pour mourir. Je me demande si cette obsession pour les artistes n’est pas à l’origine du métier de ma grande.

À quoi ça sert le passé ? À construire le présent.

Je pense au chemin parcouru parce que je voulais changer de vie et je me dis qu’il faudra sans doute en faire un post parce qu’il y a des choses que j’aime bien faire quand je flanche, parce qu’à force de vouloir viser toujours plus haut, parfois, on se casse la gueule. Alors comme filet de sécurité je tends mes souvenirs heureux.

À quoi ça sert les souvenirs ? À se protéger.

Les cahiers neufs sont entassés sur le coin de mon bureau. Ils sont verts, rouges ou bleus. Il y a quelque chose d’émouvant entre les pages des cahiers neufs. Pas de rature, pas de trait rouge qui souligne la date, pas d’écriture qui change selon les jours et le stylo qu’on utilise. Tout est encore permis. Les 20/20, les encouragements et même les félicitations. Les cahiers neufs, c’est un peu comme les baskets juste achetés. Peut-être que grâce à eux on deviendra un champion.

À quoi ça sert les rêves ? À grandir.

Pic by Rachel Moore on Unsplash

Comme d’hab pas de relecture sur cet article. Premier jet publié. Désolée si vous trouvez des fautes…

4 commentaires sur “Les pages du matin

  1. Ahhh💡 😉 Moi je comparerai ça à une nouvelle recette pour un grand chef ….avant de préparer le plat, il faut avoir l’idée , imaginer ce qu’on va y mettre et rassembler les ingrédients…
    Je ne doute pas un instant qu’une idée viendra à toi . En attendant, profites !!

    Aimé par 1 personne

  2. L’idée est en train de mûrir et elle ne t’apparaîtra que lorsqu’elle sera prête, il y en aura peut-être même plusieurs et le plus dur sera alors de choisir.
    😘

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  3. je suis sûre que les idées sont là, qu’elles prennent leurs temps, c’est comme les bons fruits, il leur faut du temps pour mûrir, pour être prêts à être dégustés, ou les mots à être couchés sur le papier… ça fait du bien aussi, de lâcher la plume, l’esprit, et tout le reste… pour mieux y revenir.

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