« Semer des graminées »

 

Semer des graminées est mon troisième livre.

En librairie le 12 juin 2019.

J’ai besoin de vous pour le faire voyager et le sortir de l’ombre. Etes-vous prêts à m’aider (clic sur le titre pour l’acheter à 0,99€ au format numérique).

Genèse du livre :

Quand tout a commencé, je n’ai rien écrit. J’étais persuadée que tout irait bien, parfaitement bien. J’ai pensé que ce genre d’histoires n’arrivait qu’aux autres et je me suis persuadée qu’il n’y aurait rien à raconter. Nous n’étions pas les autres.

Quand j’ai commencé à écrire, j’ai pensé que je n’aimerais certainement pas lire un tel livre, parce qu’à la fin, il ne peut y en avoir qu’une, et que dire d’un livre dont on connaît la fin ?

Vous savez que je l’ai tout de même écrit. J’ai pensé que d’autres aimeraient le lire, comme j’aurais aimé en trouver un, quand tout a commencé. Parce que Papa avait un cancer et cela pouvait très mal se terminer.

J’ai posé les questions, j’ai vécu les doutes et les angoisses d’une fille face au cancer dont souffre son père au fil des mois et de l’avancée de la maladie. J’ai compris que mes questions, mes doutes et mes angoisses ne m’appartenaient pas et étaient celles de quiconque  apprend que « Papa va mourir ». Peut importe l’âge de l’enfant ou celui du père.

M’a t-il aimé ? À cinquante ans est-ce normal de se sentir dans la peau d’une ado de douze ans ? Ça s’attrape comment, un cancer ? N’y a t-il aucune chance que toute cette histoire se termine bien ? Et surtout, pourquoi ? Lui ? Moi ? Maintenant ? Il y avait d’autres questions cachées en embuscade : pourquoi n’avons-nous jamais réussi à parler ? Ne peut-on le faire maintenant, à l’heure où il est temps de tout se dire ? Et qu’es-ce que je dirais ? Est-ce qu’on s’habitue à se déshabituer ? Est-ce qu’on sait les dernières fois ? Est-ce qu’on reconnait le jour où ?

Ce livre aurait pu s’appeler « Et à la fin, on meurt », c’est d’ailleurs le titre qu’il a eu pendant quelques jours, mais j’ai préféré le plus poétique « Semer des graminées » en référence à l’allergie aux graminées derrière laquelle mon père cachait son émotion.

Et si ce livre vous donnait envie de dire « je t’aime » ?

4 ème de couverture :

Papa a un cancer.

Papa a un cancer et tout le monde se doute de la fin. De toute façon, me direz-vous, il n’y a qu’une fin et à la fin on meurt.

Papa a un cancer et c’est comme si j’écrivais « papa va mourir ». Quand ? Bientôt ?

Papa a un cancer et c’est comme si j’écrivais « Papa est mort ». Déjà.

Ce livre n’est pas un roman. Il n’y a aucun suspens. Au début, vous connaissez déjà la fin.

 

Présentation de l’auteure (4ème de couv’) :

Après « Vent fort, Mère agitée » sorti en 2012 aux éditions Un-Limited, Nathalie Longevial publie « Parce que la vie ne suffit pas » en 2018 (Librinova), un premier roman à la fois divertissant et profond sur l’écriture.

Avec « Semer des graminées » l’auteure retrace avec poésie, émotion et amour les liens qui unissent un père malade à sa fille. Sans jamais tomber dans le pathos ou l’impudeur et en faisant preuve d’autodérision et d’humour, Nathalie LONGEVIAL retricote les non-dits et colmate les fissures d’une relation touchante. Dans un style incisif aux phrases courtes, un texte fort pour ne pas oublier de dire aux gens qu’on aime, qu’on les aime.

Et, pour le 12 juin, seras-tu là ?